La reine aux pas volés
poèmes
Prix de début des Éditions DACIA - Cluj Napoca - 1978.
(rédacteur Mircea Oprita )
Une atmosphère de fraîcheur poétique, des décors luxuriants, une
avalanche des sentiments et une facilité d’utiliser des rimes et des
rythmes intérieurs, parfois des accents ludiques ou des mélancolies
juvéniles dominent ce recueil de poèmes, salué par la critique
littéraire. Sa Transylvanie natale était présente d’une manière
discrète mais profonde ainsi que toute le mystère de l’adolescence. Cezar Ivanescu,
Stefan Augustin Doinas, Alexandru Piru, Laurentiu Ulici et Constanta Buzea ont écrit sur ses poèmes de
jeunesse, en accordant leur crédit à la jeune poète de 20 années. Son
début littéraire était d’ailleurs attendu avec curiosité après avoir
gagné la plupart des prix littéraires consacrés aux jeunes écrivains.
« La poésie de son livre de début littéraire est dirigée en force vers
une forme de lyrisme pur, rêveur, tourné vers la nature d’une manière
naturelle, explosive, avec une certaine simplicité chaude, capable de
exploser sous la force des sèves et des couleurs. Après la lecture je
peux dire que CL se trouve parmi les heureux poètes fortunés dont le
tallent vient directement de la nature mère (…) » écrivait Valeriu
Bargau.
L’atmosphère particulière de l’enfance dans un
village de montagne, la beauté un peu sauvage des bergeries des
Carpates , les jardins pleins de lys parfumés , les automnes bondées
des marrons et des pommes, les vergers pleines des mystères pour les
petits enfants toujours curieux et partis à la découverte, les
cerisiers joyeux et les légumes « drôles »du potager à la campagne,
c’est ça le premier livre pour les enfants publié par Cleopatra
Lorintiu et illustré par Elena Boariu, une artiste des nuances et des
pastels, raffinée est toujours capable à traduire en illustrations
l’atmosphère ludique .
Le poème épique «Conte dans la neige aux pays des sapins» décrit
l’incursion d’une petite fille, vers la source d’une rivière de
montagne, pendant l’enneigement : c’est un territoire des légendes et
des contes, surprenant, plein de mystère et de poésie dans lequel la
petite fille se sent à l’aise parce que elle lui appartient d’une
certaine manière. Les vers coulent doucement, musicales et chaleureux,
en invitant à la rêverie, dans l’esprit des anciennes soirées, passées
devant la cheminée, dans la compagnie des anciens histoires.
Le paysage dont j’absente
poèmes
Éditions Cartea
Romaneasca -1981
rédacteur Florin Mugur
Même 25 ans après de la parution, « Le paysage dont j'absente » reste le livre emblématique de sa carrière littéraire, celle qui l’a
imposé dans le paysage lyrique. « Il y a dans ce livre de Cleopatra
Lorintiu une décence du goût et de la sensibilité toujours opérante :
il s’agit d’un de rares volumes dépourvus de bruit, des exclamations
et des cris. Les plus beaux et les plus authentiques poèmes que j’ai
lus dernièrement se trouvent dans le livre « Le paysage dont je suis
absent ». Le ton unitaire et une profonde finesse suggestive se
différencient d’une certaine tendance de la littérature jeune : sa
caractéristique serait le désir pour une violence d’images et de mots
et l’endurcissement du lyrisme. Une telle nostalgie et dissolution,
une telle évanescence réunies dans un poème d’amour comme tout le
livre : une harmonie de la douleur »écrit le critique Dan Ciachir. «
Le poète- être sensitif, enregistre tout avec le radar d’un papillon
ce qui l’aide à éviter avec grâce le contact avec le trop- concret
auquel Cleopatra Lorinţiu préfère le régime de l’évanescence » notait
à l’époque Cornel Regman
« Combien du bleu d’automne s’est écoulé / combien de ce chapiteau
impossible à refaire/ Je l’ai vu jour après jour/ se profiler
provocateur- le travail d’un maçon anonyme-/ et maintenant, écroulé,
ramassé avec la poussière dans les brouettes des éboueurs/ impossible
à me le souvenir. / J’ai passé par lui chaque jour,/ pour longtemps.
Son ombre timide/ et allongée a été le décor de tant d’histoires./ Je
l’ai regardé dans la lumière sale de la pluie/ dans l’éclat
impitoyable du midi./ J’ai adossé mes yeux sur lui/ avec indifférence,
suspendue par l’impression de l’importance/ de ce jour-là./ Il est
devenu mon confident calme,/ presque religieux,/ là, sous la voûte de
l’entrée,/ quand j’attendais ton apparition./ Il a accompagné le
mouvement graduel/ ma chute lente sous le septentrion./ et rien de sa
forme achevée/ il y a trois siècles par un maçon anonyme/ n’est resté
dans le souvenir/ Il est là, dans le trou au plâtras ,/ des briques
dépareillées et de la poussière,/ impossible à refaire. » (dessin
d’automne)
Le premier recueil de contes pour enfants, "Libeluliada" , réunit des histoires
drôles, des faits quotidiens, des scènes de vie enfantine et scolaire et
quelques pages de prose poétique ou les niaiseries deviennent état de grâce.
Le titre originel est « Libeluliada » c'est-à-dire le nom inventé d’un conté
imaginaire des libellules : les libellules comme symbole du vol, de la
transparence et du rêve d’enfant qui vit en fusion avec la nature. Il amène le
lecteur dans cet endroit des merveilles, situé à la limite, entre le réel
féerique d’un verger à la montagne, pendent l’été embu des parfums et couleurs ,
et l’imaginaire , le possible mystérieux .
La plupart des histoires contiennent beaucoup de dialogues et elles sont
construits sur un fil narratif précis
et simple ; d’ailleurs elles ont été interprétées à la Radio Nationale (et
diffusées après sur des vinyles et des k7 audio) avec l’interprétations de
grands comédiens de l’époque, dans une émission du soir très populaire
à l’époque parmi les enfants et les également parmi les parents : Bonne nuits
mes enfants ! Qui continue être à l’antenne même de nos jours.
Ce recueil de contes devrait porter le nom de l’histoire principale du livre :
Des nouvelles de Molidia mais le titre a été changé par la maison d’éditions,
par précautions Mais, la question se pose: c’est quoi Molidia?
C’est un territoire de rêve et de mystère, plutôt utopique, situé à la montagne
et gardé par des grands
sapins et une végétation luxuriante.
Ses habitants, des animaux domestiques ou des personnages sorties des tableaux,
des livres, des photos ou tout simplement de l’imaginaire, vivent en paix, tous
ensemble. Tout va bien dans cette joyeuse atmosphère imaginaire jusqu’à l’arrivé
d’un personnage bizarre, un Serpent méchant qui s’installe avec sa famille en
occupant tout l’espace, en détruisant la concorde, en semant la haine et le
désarrois parmi les habitants.
Aujourd’hui la ressemblance avec la réalité de l’époque d’un régime totalitaire
peut sembler transparente. Les écrivains écrivaient à l’époque des allégories
pour s’exprimer. Il y a bien sur un dénouement heureux
de l’histoire lui aussi facilement à décoder.
Publiée d’abord dans l’Almanach de écrivains de Bucarest, l’histoire a deux
niveaux de lecture : l’un pour
les enfants et l’autre pour les adultes et représente une parabole d’une société
totalitaire, dirigé d’une manière abusive. Mais elle est d’ailleurs applicable à
tout système totalitaire ou à n’importe quel chef
d’état qui dirige d’une manière abusive, discrétionnaire, quelque part, au
monde.
La Terrasse aux lauriers
poèmes
Éditions Dacia -1985.rédacteur Mircea Oprita
C’est le plus musical des recueils des poèmes de Cleopatra Lorintiu. A sa
parution le critique Valeriu Bargau remarquait : «Un livret élégant et fin, avec
un titre exotique qui intrigue et invite à la lecture. La terrasse aux lauriers
est a mon avis une preuve réelle et définitive du talent naturel accompli de
cette poète, en créant la sensation que les création poétique sont l’ossature
sur laquelle apparaissent des musiques étrangères, mystérieuses qui viennent qui
de très loin, des territoires inconnus, des marais de l’inspiration.
La prédisposition (qui rappelle les poèmes de Alexandru Macedonski) vers
l’olfactive, la musicalité intérieure, la capacité de créer deux planes
parallèles dans certaines poèmes … sont les signes de noblesse de cette poésie
gracieuse mais en même temps si profonde.»
C’est dans la Terrasse aux lauriers que le poème Les années courtes serra publié
pour la première fois, manifeste d’un esprit rebelle, capable de créer l’émotion
et de suggérer l’injustice, un vrai filigrane d’une époque et d’un énorme
sentiment de frustration.
Les années courtes
Les années courtes, les voilà déjà arrivées.
Alignés, pour eux-mêmes, les anciens sens.
Quelle endurance vaine.
Le sens que j’avais perdu.
Le faux sens égaré.
L’âme épuisée.
La réalité, tellement étrange.
Le froid compact.
Et la mémoire, des lambeaux, des lambeaux.
Des plumes s’envolent d’un vieil oreiller !
La Maison des lierres
prose traduction en russe
Édition des
publication à l’étranger 1985 – Bucarest.
fragment du roman" Abandon" rédacteur Iulian Neacsu
Cleopatra Lorintiu a commencé écrire le roman « Abandon » en 1979 mais
ce livre a manqué de chance (a eu un destin malheureux).
Pourquoi ? écrit et re- écrit quatre fois, sous l’observation de la
censure des années ‘80 d’un système politique totalitaire et qui
surveillait de près les écrivains, le roman , qui raconte sous la
forme d’un saga le destin d’une famille roumaine à travers les
événements politiques qui ont suivi l’après guerre de ‘44 , a été
considéré trop « triste » et pessimiste pour une création d’un jeune
écrivain !
Il ne correspondait pas aux « exigences »idéologique d’une période qui
voulait consacrer les héros positifs, plein de joie de vivre.
Par contre, les personnages de ce livre abandonnait à la fois : leur
espoirs, leurs vies, leurs idées, jusqu’à la fin quand l’auteur même
abandonne sa démarche désespère de publier son roman.
Des écrivains qui étaient à la fois rédacteurs des revues littéraire
(comme Marin Sorescu, Iulian Neacsu, Ion Cristoiu et Corneliu Strzu)
et qui voulait soutenir la jeune écrivaine,ont publié des larges
extrais du roman dans les revues littéraire.
C’est le cas de ce recueil de prose , fragment du roman( mais, d’une
manière narrative indépendante) , traduit en russe et publié dans la »
Rédaction de publications pour l’étranger par Iulian Neacsu.
Dans la maison aux lierres, une jeune femme en déroute existentielle
rencontre par hasard une vieille dame , seule et excentrique, qui a
perdu son fils.
Peu à peu, celle-ci commence a se convaincre elle-même que la jeune
femme était l’amante de son fils disparu en essayant de créer une
autre réalité ...
« S’échapper au rêve, s’abstraire au paysage, se séparer des livres semblent
très difficile pour le personnage de la poésie de Cleopatra Lorintiu, mais le
bain de la réalité, le plongeon dans le quotidien brûlant le mène à la
découverte merveilleuse que la vie – presque imaginaire – possède un contenu
fictionnel significatif.
L’élaboration est minutieuse et la manipulation frénétique des concepts – dans
les poèmes on parle même d’imagination onirique, de transfiguration, de
contemplation – conduit à la conceptualisation en ressorte de la réalité.
La perception fabuleuse du monde, de l’esprit ludique, du mécanisme des
diminutifs, du socratisme des initiations provient de l’univers enfantin.
L’amour est aussi un jeu et une enfance, le slalom de l’existence lui aussi (“la
vie – une biche atteinte/ dans le trafic de l’autoroute”) tout comme la
respiration finale.
Si je pouvais te garder
Petit ange auprès du moi
Miniature aux yeux levantins…
Si je pouvais te garder seulement un enfant..
Et que la pensée sorte nu-pied
Sur les pierres chaudes de l’été, folâtrer dans l’air dense
Quelque part, tout près d’une frontière imaginaire
Aux gardiens endormis.
Dans cette miniature pleine de grâce on voit clairement se démarquer le fait
qu’avant d’être une poétique, l’idéation lyrique se veut une anti-rhétorique de
l’amour, de l’enfance, du jeu. C’est l’idéal de la poésie de Cleopatra Lorintiu
de se confesser sans faire des confessions, de raconter sans narrativité, de
faire de la poésie sans lyrisme. C’est la variante de son “ouverture” dans le
jeu d’échecs où elle emploie des pièces blanches. (Fragment d’un texte écrit par
Aureliu Goci)
C’est presque un devoir de mémoire, un livre de notations sur un
région à laquelle l’auteur se sent particulièrement attachée :
Bistrita-Nasaud, un conté montagnard dans la Transylvanie du Nord,
avec une destinée historique particulière. La Vallée du Somes chargée
d’histoire, le souvenirs des temps de l’Empire Romain dont le « limes
» se trouvait là bas, les luttes des paysans roumains au moyen age,
l’histoire plus récente et ensanglantée pendant les deux guerres
mondiales.
Des estampes poétiques ou des évocations des personnalités de
l’endroit : le folklorique Ion Pop Reteganul, le poète George Cosbuc,
le révolutionnaire de 1848 Andrei Muresanu, l’auteur de l’Hymne
national , la poète Veronica Micle, née à Nasaud, vont compléter un
dessin pleins de notations mélangés.
Il y a aussi une nostalgie, un besoin de revenir vers le pays natal,
un sort d’attachement particulier aux repères de la Transylvanie, un
berceau de l’esprit humaniste. C’est le grand critique et formateur
d’opinion Mihai Ungheanu qui a remarqué la parution du livre dans une
année très difficile pour la liberté d’expression en Roumanie, 1989. :
« Il y a des pages pleines d’émotion, troublantes, qui évoquent par
exemple les atrocités de l’occupation hongroise imposée par le Diktat
de Vienne.
Il y a également des pages nostalgiques. „Il y a un endroit claire”
c’est un livre intéressant, instructif, écrit avec du coeur, avec
d’amour pour la vérité et un grande intérêt pour l’histoire et la
culture.(1989)
Le livre , qui emprunte son nom d’un vers célèbre de Grigore Vieru)
(avec toutes les corrections de la censure et les omissions
particulièrement liés aux vérités historique qui ne plaisaient pas aux
dirigeants du moment) a été diffusé dans les librairies , un mois
avant les événement de la révolution de 1989.
L’amour ne guérit pas
roman
Éditions LUNA -1992.
Beaucoup de dialogues, de confessions et de surprises
dans une histoire d’amour avec des hauts et des bas.
Même si la voix du narrateur est celle d’un jeune médecin, le coté
féminin n’est pas du tout absent dans ce roman ! On parle de l’amitié
et de l’amour et aussi de la frontière parfois fragile entre les deux.
Tout commence avec trois amis pendant des vacances passés , à la
montagne, loin des tentations de la vie urbaine, l’endroit idéal pour
des introspections, des souvenirs et des confessions. L’atmosphère est
de plus en plus chargée, chacun d’entre eux se dévoile peu à peu,
quelque chose va se passer et , le jeune médecin, glisse de l’amitié
vers l’amour pour Unda, la femme paradoxale et mystérieuse de son ami.
La vie quotidienne de Unda n’est pas ni simple ni facile a comprendre,
marquée plutôt à une question qui lui semble essentielle : c’est quoi
l’essentiel dans la vie ? Aimer ou être aimée?
A voir quelle serra la fin de cette histoire qui nous amène à Rome,
Bucarest et aux Caraïbes .
Elle est petite, vit dans un village
de montagne dans le nord de la Transylvanie. Émerveillée par la beauté
de la nature, étonnée par les faits et gestes de la vie quotidienne,
curieuse, pleine de joie et sous le charme
des petits secrets, des
amitiés d’enfance…
Les petites histoires de cette fille sont les mêmes de tous les
enfants : les niaiseries, les rêves, les espoirs naïfs. Et en même
temps elles sont si particulières, imprégnées par le charme discret de
la vie dans le village situé sur la rivière de Somes.
C’est l’humour et le regard étonné envers la vie des adultes, la
découverte quotidienne qui règne sur ces histoires pleines de chaleur.
Un livre sur l’enfance qui a donné de l’envolée aux enfants d’hier et
d’aujourd’hui avec les illustrations d’Octavia Taralunga.
En savoir +
Le thé des amants
poèmes
Éditions Quadrat Press -1993.
rédacteur Mihai Niculescu
L’expressivité, la science de l’équilibre entre l’introspection et la
contrepartie du réel, la disponibilité d’un imaginaire toujours en garde et apte
à se cristalliser dans des compositions raffinées, denses par la gravité et la
diction de la problématisation sont les ingrédients du talent de Cleopatra
Lorintiu. Il y a une fièvre, une alarme, un contretemps existentiel presque
irréversible dans Le Thé des amants. La psychanalyse de ce phénomène mène la
poète à invoquer des remèdes comme “Que la lumière de la lune/ prenne,
comprenne/ cette facette fatiguée de notre coeur”.Les textes écrits et publiés
pendant la dictature surprennent non seulement par leur valeur artistique, mais
aussi par une dissidence ouverte contre les dogmes du réalisme socialiste qui
condamnait les écrivains à un bonheur onirique, évaporite.
Ayant la conscience de son état crépusculaire et marginalisé, “en souriant
forcément dans les marges de l’hiver”, Cleopatra Lorintiu distille son vers dans
des énoncés concentrés, une sorte d’exorcisme appliqué à un réel démoniaque,
sanglant.
Désenchantement, lucidité brusque, le réveil d’une extériorité froide, abusive,
abandonnée par le mystère. Le vers même devient de la notation nette, du
découpage hallucinant. Prisonnière dans le réseau des noyaux du désenchantement
sémantique, la poésie de Cleopatra Lorintiu s’approche de celle de Montale.
(fragment d’un texte critique écrit par Geo Vasile )
Quelqu’un du passé
poèmes et récits
Éditions
LUNA -1995.
L’idée d’un livre de poèmes et de courtes histoires mises sous le même
signe du souvenir se matérialise dans le recueil « Quelqu’un du passé
».
Les histoires sont plutôt des possibles sujets « cinématographiques
»restés dans la phase d’ébauches :une aventure qui tourne mal, (« La
Solitude »), une rencontre surprenante avant la fête de Noël entre un
comédien pommé et une jeune bourgeoise de province ,(« Un hiver en
compagnie du Conte ») ,une délicate histoire d’amour platonique entre
une mère de famille et le chauffeur de son époux ( « Santa Lucia »
),des couples qui se déchirent (« L’ennui d’astronomie »), une jeune
femme partagée entre deux passions , l’un pour un jeune comédien et
l’autre par son très vieux partenaire de scène( « Les Tristesse
d’avant la neige ») ; une éminente musicienne qui disjoncte ( «
N’importe ce que je tricote ») Une brève rencontre qui finit mal (La
plue de nuit) , Un malentendu émouvant et naïf ( « Cairo ! Cairo ! »)
.
« La prose de Cleopatra Lorintiu s’éveille aidé par le registre de
l’ironie. Il y a des sensibilités qui s’évanouissent comme des flocons
de neiges sur la poêle chauffée de la réalité et qui expriment les
portraits d’une province difficilement à comprendre , comme elle est
en réalité. Des histoires d’amour écrites ou dessiné chaque soir, les
inquiétudes d’un médecin pendant ses vacances à la campagne devant les
trous noir de l’univers, la peur de mort d’un pilote d’avion, les
querelles de famille et surtout des arts poétiques, tous ses sujets
sont des courtes respirations, mais qui inspire une hâte, une
précipitation de vivre et d’écrire, une bouleversante chaleur, celle
de la prose. Des petits pas, mais, tant de couleur ! » Texte publié
par Grete Tartler , sous le titre Le réveil du rêve dans la revue
littéraire Luceafarul :1998
Le livre reprends quelques contes anciennes et
ajoute des histoires drôles, écrites parfois du point de vue de
l’enfant.
L’innocence des petits, leurs aventures quotidienne et surtout le
comique du langage, les malentendus drôles, l’imagination débordante,
les dialogues pleins d’anecdotes qui font sourire les lecteurs de tout
age.
« L’aventure de la poupée rousse» dans laquelle les locataires d’un
bâtiment cherchent pendant une nuit pluvieuse une vieille poupée
rousse, rapiécé et presque détruite, égarée dans le jardin, pour venir
à l’aide d’un petit garçon, c’est une histoire à rire aux larmes !
La critique littéraire a remarqué l’écriture ( ) mais le plus
important pour l’auteur c’est l’amour de ces lecteurs.
« Ces livres pour enfants font la preuve d’un âme fabuleux, imbibé de
talent et d’inventivité, l’écrivaine faisant parti des plus ingénieux
auteurs pour les enfants ! »(écrivait ValeriuBargau) ou « Ses contes
sont des états de lecture dans lesquelles le souvenir se mélange
discrètement avec le rêve , la poésie, et l’invitation à voyager dans
les endroits merveilleux de l’enfance. Des livres pour enfants beaux
en envolés, dans lesquels on revit intensément, la miraculeuse
enfance. (Olimpiu Nusfelean)
Une lumière supplémentaire
interviewes et essais
Éditions Muséum - 2002.
Pages d’interviewes et des documentaires, des documents rares et
inédites sur des écrivains, savant ou artistes, évocations et
dialogues, commentaires et remémoration et quelques notes des voyages
insolites font la substance d’un recueil publié en 2002.
« Quel pourrait être aujourd’hui le sens de l’interview et s’il n’est
pas un gaspillage de vie c’est ce que je me demande aujourd’hui …
La question tombe un peu tard car j’ai déjà pratiqué le genre presque
une trentaine d’années.
Une explication valable (une excuse ?) pourrait être le désir de
rencontrer des gens, des gens d’exception et de savoir d’avantage sur
eux, sur leurs vies, sur leur chemin de vie » se demande l’auteur dans
le mot d’avant de ce livre qui a eu son succès de publique.
« J’avoue que j’ai eu la chance des grandes rencontres, des rencontres
mémorables, inoubliables. Chaque fois quand j’avais la chance
d’entendre des mots mémorables, une histoire hors du commun, des
souvenirs impressionnants. J’étais heureuse.
C’était, en effet, la preuve que l’interview pourrait être une vraie
sortie de la solitude. »
Voila quelques unes des personnalités évoquées : Ion Vlasiu, Romulus
Vulcanescu,Cella Serghi,Manole Filitti, Nicolae V.Iliesiu, Gabriela
Manole Adoc, Dan Gavriliu,Gabriel Popescu, Florentina Mosora ainsi que
des interviewes avec Gert Hoffbauer de Vien,Michele Trimarchi et
Luciana Papeschi de Rome, Birgit Emborg du Danemark,Guy Pariseau du
Canada, Marina Krilovici d’ Athènes, Georges Rosetti de Paris, Livia
Nita, Ezio Gribaudo de Turin, Ovidiu Bojor , Edith Bretan le Bovit de
Washington, Toni Victor Moldovan, Ion Salisteanu , Paul Bran.
Souffle éphémère
poèmes bilingues Roumain Français Éditions Axa - 2002
poèmes traduits par Oana Cuzub, conseiller éditorial Gellu Dorian
livre publié avec le soutien du Ministère de la Culture de Roumanie
Le volume contient des poésies d’anthologie et
également des poèmes inédits. « Il y a dans les poèmes de Cleopatra
Lorintiu le sentiment d’une chanson simple et tragique, du temps
sonore. » écrivait un critique littéraire. Cette fois ci les poèmes
soulignent le sentiment acute de « génération perdue »,placée au
carrefour des aspirations trompés et de la réalité indifférente , dans
une société sauvage et en désordre,qui vit dans la déroute et la
confusion des valeurs .
Quand la mémoire écrite serait disparue
Quand on aurait communiqué par télépathie
Quand tout aurait été différent, autrement, autre chose
Ces pages pressées par la vie et par le sang
Compteront-elles encore ?
Quand « vie » et « sang » ne signifieront rien
Et « rien » n’aura plus de sens.
Génération vaincue
Tu ne l’es même pas !
Tu t’acharnes d’avoir du sens
Sous le règne envahissant du non-sens.
J’écrirai pour les morts, pour le passé
Pour leur passage vers d’autres règnes
Je jetterai tout à l’arrière
Et par le changement de ce sens
Je glisserai vers la vie dans la mort
Plus possible qu’un futur muet.
Autres parutions :
-Traductions des contes de Kenneth Grahame (L’age d’or éditions Ion Creaga 1984,
J’ai trouvé une princesse éditions Albin,
Illustré par Octavia Taralunga 1994),
-„Aucun contract”en collaboration avec Emanuel Valeriu(édition
Qadratt 1992)
-Les
suppléments nutritifs et le miracle de la Coenzyme Q10,
Livre de vulgarisation
Éditions « Cartea de buzunar » 2004.
Présente dans des Anthologies en différentes langues comme :
-Drevo suşestvovania Moscova, 1990 17 pèmes traduction
deîn traducerea Alla Ter Akopian et Sergiu Selian.
- Streiflich (1994 Dionysos Werlag) traductions Christian
W.Schenk .
- Une mélancolie roumaine dans Mondialisation et Identité Editions du
Gref Toronto, 2000.
-Anthologie
Prix Littéraires Naji Naaman's 2010 ( le prix Naaman reçu pour
l'oeuvre littéraire)Maison Naaman pour la Culture ,Jounieh Lebanon,aout 2010.
-Time
of poetry ( Le temps de la poésie)Contemporary Poetesses,anthology Odeon
Editions,2009(poèmes traduits par Zorin Diaconescu et Ludmila Neagu.
-Confession
sur les convictions littéraires,Carpathia Press,2008(avec l'essai Les
choix d'Eliot)
-Poetree bilingual anthology (Mesagerul éditions,
2007 by Rodica Botezatu) poemes traduits par Camelia Draganut,Oana Gata,Dana
Hedes,Dragos Dragoiu,Oana Tomoioaga,Narcisa Vladulescu,Ludmila Neagu)
« La Vocation de la voie solitaire »
c’est un essai sur l’œuvre et la personnalitéde Artur Silvestri, écrivain et critique
littéraire roumain, promoteur culturel et historien des civilisations.
Fin connaisseur des origines de la littérature roumaine et adepte du
courant qui affirme l’importance de la littérature ancienne Artur
Silvestri a été une personnalité complexe, et paradoxale dans la
littérature roumaine.
Respecté, adoré par certaines écrivains ou mal compris par des autres,
il a eu une voie originale de développer les cotés de sa personnalité,
de s’augmenter en valeur et surtout en complexité, dans ses vertus
chrétiens et dans son altruisme remarquable. Le livre parcours l’œuvre
de l’écrivain en trouvant des cotes incitantes et des « bijoux caches
dans les herbes de la mémoire » avec une préface de Mariana Braescu
Silvestri, l’épouse de l’écrivain.