Cleopatra Lorintiu  
 
 

    

     
 
Cleopatra Lorintiu est écrivain, poète, journaliste, chroniqueuse, éditrice, productrice, réalisatrice TV, grand reporter et ex diplomate
   
 
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Cleopatra Lorintiu « Inédit »

 

Quelques incursions dans un Temps Fondamental ou l’accès vers l’instant de l’Illumination
(fragment du livre sur l'oeuvre de l'écrivain roumain Artur Silvestri qui n'ont pas été publiés)
J’ai choisi de mettre sous ce titre quelques considérations sur des voyages spirituelles de l’auteur Artur Silvestri, dans des    endroits choisis qui ont une signification historique et chrétienne.

 Il s’agit des courtes histoires d’une profondeur qui doit être remarqué



               La mémoire du Monastère Putna. Le maître de l’État végétal

Une incursion dans l' espace du Monastère  Putna (situé dans le Nord de la Moldavie,en Bucovine édifié par le Prince Moldave Etienne le Grand (1433 Borzesti - 2 juillet 1504 Suceava) qui a été canonisé (béatifié) dans le Calendrier de l’église orthodoxe Roumaine.

Pendant la lecture de l’histoire « Le maître de l’État végétal»
j’ai eu le sentiment d’entrer dans un monde fascinant qui comble, purifie l’esprit d’une telle manière que au but du voyage on se sent « modifié », plus pure, plus propre, plus ouvert. Pour déchiffrer le sens du titre, il faut comprendre que le Prince qui a bâti le monastère, devenu lui-même un emblème nationale, a été sanctifie 500 années après sa mort, et celui qui est identifié par l’auteur comme « le maître de l’état végétal ». Il faut comprendre le pourquoi et le comment.

(Une parenthèse sur l' édition des livres : Artur Silvestri pourrait se permettre par exemple, publier ses propres ouvrages dans un format différent, des éditions de luxe ou des couvertures en cuir, mais il a préféré avec une sorte de modestie sans pair et d’approche « démocratique » des choses, publier ses études sous des couvertures très modestes , qui « rime » avec le sujet : la vie monacale, l’histoires des monastères et des ermites, ou la révélation des écritures anciennes, trouvées dans les archives presque inconnues. Comme ça, ces écritures sont crédibles, présentées sous une forme adéquate, austère. C’est un esprit de modestie et de mesure des choses qui m’a frappé. )

Revenons-nous on au monastère de Putna, l’une des destinations de ses incursions spirituelles héritage du prince Etienne le Grand (Stéphane Le Grand), un « lieu consacré » comme dirait Artur Silvestri qui trouvait toujours un sens fondamental : L’insistance de cette couche fondamentale est impressionnante et sa force de se régénérer impose et indique peut-être un secret encore non déchiffré.  C’est de là qu’est issu ,comme d’une tige de lys,vers la fin du XIXe , à une époque ou tout semblait devoir s’organiser mieux que par le passé, le poète Mihai Eminescu,mythe littéraire roumain éponyme et peut être héros fondateur, si sa fin avait été autre. »
(Extrait de « La fable de la voie solitaire, Quelques éléments d’histoires culturelle apocryphe », pg.15 Kogaion Editions2006)

Putna, monastère emblématique du Moyen Age Roumain ,l’un des plus fameuse mais dont l’approche doit être fait en humilité sérénité et croyance , pas dans le style des voyages simplement touristiques qui risquent de lui détruire une certaine aura de mystère, est décrit par l’auteur comme « un mystère » , plutôt une idée qu’un endroit de la géographie, une formule secrète dans laquelle la densité d’un dessin ésotérique n’ose pas expliquer les choses , une sorte d’abstraction sainte comme « Les Monts Carpates » . On peut dire que pour les Roumaines, les Carpates ont été pendant l’histoire une sorte de colonne vertébrale, une certitude, un renfort profond.
Toujours les considérations de l’auteur essaient toucher plus haut, disons dans des significations profondes, sur d’autres plans que ceux qui attirent les regards comme l’architecture, les objets de culte, ce qu’il appelle comme « les surfaces intelligibles ». Il se trouve qu’il dirige l’admiration et l’intérêt pas vers la forme, ou pas seulement vers la forme et pour le tangible mais vers le coté idéique, poussière cosmique et représentation mentale.
L’ expression este très belle , une prose raffiné en tout, on remarque la description d’un énorme clocher nommé « Buga »,décrit comme « matière » , combien il pèse, combien il coûte et aussi son énigme, qui n’as pas été révélé.artur silvestri a bucarest-cleopatra lorintiu.com

La lecture est belle mais pas facile, les phrases sont très denses, dans une manière assez fastueuse, parfois ritualiste, quand on peut descendre dans le temps et toucher « le temps fondamental ».

Voila par exemple comment le texte nous introduit dans la réalité matérielle des manuscrits de Putna, des écritures anciennes, d’une grande valeur pour le Moyen Age Roumain. « Voila les manuscrits avec des cantiques byzantines … qui sont chanté très rarement, et presque murmurées comme elles communiquaient une autre énigme, plus effrayante comme les autres ».
L’auteur lui-même était un voyageur parti à la recherche des énigmes, pas pour toucher leur mystère intrinsèque mais pour les apercevoir, pour s’approcher de leur sens sous les pouvoirs absolus « De la main invisible » du Seigneur.

 Ils sont privilégiés ces gens qui ont ce type d’accès à la foi et qui puisse vivre pleinement leur croyance, l’idée de divinité.

 


     Un écrivain ancien au bord de la Mer Noire : Aethicus Histricus

 En écrivant sur la personnalité du Métropolite Nestor Vornicescu, l’auteur dédie des pages importantes à un cas très intéressant et en même temps peu connu. Il s’agit d’un écrivain, né à Histria ( au bord de la mer Noire) et qui a vécu un peu avant et un peu après l’année 400. Connaisseur du latin (dans laquelle il écrivait d’ailleurs) et du Grec, celui-ci est l’auteur d’un ouvrage peu connu, nommé « Cosmographie »évoqué d’ailleurs dans un mémoire par D’Avézac en 1852. Aethicus Histricus a été aussi un écrivain voyageur car il a fait le tour de la Mer Méditerranée , après il a voyagé jusqu’à la mer Baltique, au Scandinavie, ainsi que vers l’Orient , Arménie, Sibérie,Mongolie, après aux Indes , sur le fleuve Gange , au Ceylan , au Babillon, après dans l’Arabie et en Égypte.
Pour faire sa , autour de l’année 400 , il fallait une sérieuse détermination ! Dans son ouvrage il valorise également des informations des autres auteurs (dont l’œuvre il a étudié) comme Hérodote, en grec ancien Hêródotos, né vers -484 ou -482 à Halicarnasse ,colonie grecque située sur le territoire des Cariens), ..., Strabon Historien et géographe grec, né à Amaseia, ville d'Asie Mineure, ancienne capitale du royaume du Pont et Diodore de Siculus ( écrivain antique grec) .
Histria-Cleopatra Lorintiu.com
L’ancien Aethicus anticipait la façon de voyager et d’écrire de Nicolae Milescu, un autre auteur qui a beaucoup voyagé et a fait connaître ses mémoires exceptionnelles ver le XVII siècle.
Mais, attention ! on parle du 4-ème siècle, et dans son ouvragé révélé par Nestor Vornicescu il y a des signes et des notations fait dans un alphabet inconnu qui pourrait être une écriture ancienne , pas encore déchiffré.

Artur Silvestri attire l’attention sur une certaine indifférence, un manque des spécialistes et de volonté qui se manifeste par rapport à ces signes venus de très, très loin. C’est comme on était si riches dans ce domaine de l’histoire ancienne qu’on pourrait gaspiller, ou ignorer des écritures, des œuvres cachés des codes venus de très loin.
Je ressent comme un devoir de mémoire d’écrire sur l’étude d’Artur Silvestri qui écrivait sur l’étude de Nestor Vornicescu, qui écrivait sur ce get savant né à Histria (Ille Histria se exortum).
C’est comme une chaîne de devoirs pour garder la mémoire vive.
Dans l’écriture de ce précurseur daco- get .Get c'est-à-dire en Latin la population « Getae » peuple trac qui, autour de l’année 339 avant J .Ch., habitaient les deux bords du cours inférieur du fleuve Daube .    Connus sous le nom de « Geto Daci » les habitants étaient considérés par le monde antique comme la branche de nord du grand peuple de Tracs . Le nom de « get »(en latin getae) est utilisé particulièrement par les écrivains grec de l’époque et fait reference aux tribus du bord d’Istres , des Carpates et des Balkans.
L’autre nom « dac » est préféré par les Latins (les Romains) et fait références aux populations qui habitaient à l’intérieur de l ' arc carpatique ( les Monts Carpates).

 


 

   
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