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Cleopatra Lorintiu « Mihai Bandac »

Considéré
comme l'un des plus grands peintres roumains contemporains, Mihai Bandac
est un artiste profond mais, facile à déchiffrer, en même temps !
C’est ici
le paradoxe de sa peinture en huile.
La profondeur est génuine: une façon de voir le monde, le paysage, l’espace béni
et une nature primordiale.
Bandac fait partie des artistes capables à faire rester leurs toiles dans le
profond de notre âme car il exprime des émotions pérennes, un état d’esprit qui
se trouve derrière le regard.
Parcourir son
oeuvre est une longue promenade. En apparence, paisible mais assez troublante
sous son apparente tranquillité.
Personnage publique, professeur d’université, grand esprit ouvert, il a
représenté pendant des dizaines d’années a Bucarest une façon de lier des
amitiés, de vivre pour l’art de réunir les artistes dans sa généreuse maison
situe dans le quartier Cotroceni, pas loin du jardin Botanique, dans un sort de
fêtes inoubliables, plein d’humour et de poésie. Ainsi, à coté de son atelier-
gardé secret face au regard des curieux, Mihai Bandac accueillait des amis
poètes, des écrivains, des journalistes et des metteurs en scène, des comédiens,
des professeurs et de traducteurs ainsi que des hommes d’affaire capable a aimer
l’art, la peinture, le dessin ou la poésie. Il accueillait aussi des jeunes, des
jeunes qui étaient de passage à Bucarest, et qui se sentaient un peu perdus dans
la grand ville, venus d’ailleurs, au delà de la rivière de Prut et des
frontières actuels de la Roumanie d’aujourd’hui, venus des territoires de la
Moldavie et de l’Ukraine, parce qu’il résonnait avec eux sur la même longueur
d’onde sur les thèmes essentiels de l’histoire de la Roumanie.
Débordant de fantaisie et paradoxale, plein d’humour et de nostalgie en même
temps, avec un grand sens de l’amitié mais solitaire convainque dans son âme
secret, Bandac porte dans ses pensées les couleurs d’un nord historique, les
collines inoubliables de Maramures, la voix des sources d’eaux des Carpates
Orientales et l’odeur de l’herbe fraîche dans la vallée de Iza .
Extrait de la présentation faite par
Cleopatra Lorintiu au vernissage de l'expositions Mihai Bandac -Les Saisons au
CAPE Club d'accueil de la presse Étrangère en 2005 , a Paris,
(Maison de Radio France )
''La peinture de Mihai Bandac est par excellence une peinture qui se fait suggérer
par l’intermédiaire d’une émouvante métamorphose de la couleur et d’un langage
synthétique.
Ayant la qualité d’entretenir un dialogue vivant avec celui qui
regarde et qui éprouve la tentation de reconnaître dans la simplicité
harmonieuse des toiles un univers d’objets familiers exerçant un attrait
irrésistible par la chaleur des accords chromatiques.
Sans nul doute à l’origine de
cette chaleur il y a le riche paysage intérieur de l’artiste, qui apporte
l’harmonie, le lyrisme, l’exubérance de la nature du Maramures.
Le paysage
roumain lui a généreusement offert des sujets dont les héros principal est cet
éclat intérieur des choses dans le perpétuel changement qui n’est pas déterminé
par la saison, mais par l’intensité de l’émotion devant le spectacle d’un
éternel devenir.
Dans la série de toiles intitulée « Les saisons »,
à laquelle l’artiste a, pendant ces onze dernières années, consacré toute son
énergie, il y a un personnage invisible mais présent : l’être humain conférant
vie à l’univers.
La grande variété d’aspects du
paysage , transfiguré avec force d’émotion évocatrice, se constitue
ainsi dans des images emblématiques tantôt d’un lyrisme grave, tantôt d’une
tendre douceur ou d’un pathétisme retenu.
Le large registre que le peintre établit les coordonne stylistiques de chaque
toile. Un flux vital régénérateur et infatigable semble circuler parmi les
éléments composant les images de ses toiles, mettant en accord permanent la
sensibilité
de l’artiste et son horizon de référence.
De telles toiles communiquent
une vive et sincère émotion ; une invitation à méditer sur les formes qui sont devenues couleurs et dont un artiste qui sait discipliner les effets nous fait
don.
L’intensité avec laquelle elles transmettent aux regards le message d’un
art sincère chargé d’émotion au contact direct de la réalité confère à la
création de Mihai Bandac sa « personnalité » spécifique dans le contexte de
notre peinture contemporaine préoccupée d’investiguer des zones plus larges de
l’univers environnant.
Mihai Bandac est né le 5
octobre 1939 dans la commune de Lucaceni, du département de Satu Mare.
En 1964,
diplômé de l’Institut des Beaux-arts « Nicolae Grigorescu » de Bucarest, il
devient un membre de l’Union des Artistes Plasticiens.
Professeur à l’Institut
de Théâtre de Bucarest, où il donne des cours de langage plastique.
Ses œuvres se trouvent dans les musées et les collections de Roumanie (Bucarest,
Iasi, Cluj-Napoca, Constanta, Slobozia, Targoviste, Sibiu, Medias, Brasov,
Târgu-Mures, Oradea, Baia Mare, Borsa, Ploiesti, Sighisoara, Mangalia, Craiova)
.
A l’étranger (EUA, Russie, Italie, Suisse, Pays-Bas, Danemark, France,
Canada, Bulgarie, Hongrie, République Tchèque, Népal, Espagne, Israël, Finlande,
Allemagne. Son univers chromatique et la thématique des ses toiles ont été
particulièrement appréciés en Italie. Le metteur en scène Radu Gaina lui a dédié
un excellent film documentaire .
A partir de 1964, il participe
à de nombreuses expositions et salons.
Voici une
chronologie sommaire :
1970-Roumanie Bucarest
1973-Italie Rome
1975-Roumanie Bucarest
1976-Finlande Kuopi
1978-Sofia
1978-Hollande La Haye
1979-Allemagne, Slobozia
1980-Roumanie Targoviste, Brasov, Sibiu, Târgu-Mures, Oradea, Cluj-Napoca,
Baia Mare
1982-Roumanie Bucarest
1989-Finlande
1993-200-2001-2002-2003 Allemagne, France, Rome, Venise
2004- France Hôtel de la Mairie Asnières sur Seine
2005- France Centre d’Accueil de la Presse Étrangère ( CAPE) Maison de Radio France Paris
Il as reçu d' importants prix nationaux (1976, 1968, 1975, 1980) et
internationaux : France-1972, Italie-1975.
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