Cleopatra Lorintiu  
 
 

    

     
 
Cleopatra Lorintiu est écrivain, poète, journaliste, chroniqueuse, éditrice, productrice, réalisatrice TV, grand reporter et ex diplomate
   
 
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Cleopatra Lorintiu « Manole Filitti »

« Si claire » une évocation sur Manole Filitti
(Portrait documentaire  réalisé par Cleopatra Lorintiu et publié dans le livre « Une lumière supplémentaire » édition Muzeum, 2002, Bucarest).Manole Filitti si Georgeta Penelea - Filitti-Cleopatra Lorintiu.com

Le film documentaire sur Manole Filitti commence avec une évocation fait par lui-même, en 1997 , au moment d’une soirée dédiée à l’histoire de l’un des plus beaux Palais de Bucarest, Palais Cantacuzino * surnommé « La maison aux lions », qui abrite de nos jours le Musée « Georges Enesco » . Voilà son intervention gardée par la mémoire de la pellicule :
   « Cette journée est très émouvante pour moi et j’en suis sur que vous allez comprendre pourquoi : J’ai 86 ans et j’essaie vous raconter qu’est ce que c’est passé il y a 81 ans.

   J’étais enfant comme ma sœur aînée, et on se trouvait au « Palais Cantacuzino » avec des autres enfants des familles aristocrates qui avaient quitté Bucarest : les pères étaient sur le front les mères avaient gagné les résidences d’été et nous ; les enfants on été abrités au Palais :
Nos enseignantes étaient des britanniques comme les temps l’exigeaient !

Elles nous imposaient une sorte de discipline qui nous semblait énervante à l’époque …

Ma marraine, Tante Catherine l’épouse du Nabab organisait des cours dans le palais, une sorte d’école privée, avec des professeurs qui nous enseignait des choses.

Ce sont 81 années qui se sont écoules, pourtant je me rappelle tant des détails… Par exemple, les gamins n’aimaient pas les vieux, ils se sentent embarrassés …

Mais tante Catherine était différente, elle avait un charme particulier. En plus, toutes ces dames avaient une très solide culture, une formidable mémoire, des vraies encyclopédies ! Elles parlaient aussi plusieurs langues.
J’ai appris beaucoup des choses avec ces dames, surtout rédiger la correspondance »


C’est comme ça qu’on a commencé un portrait documentaire sur Manole Filitti, avec ses souvenirs d’un monde ancien.
Manole Filitti qui était un personnage unique, distingué, et en même temps très chaleureux, sans aucune ostentations, un sorte de humaniste illuminé sorti d’un autre siècle. Il avait une façon de cacher ses souffrances physiques qui étaient très d’ailleurs très fortes, peu avant sa mort.

Descendent d’une grande famille originaire de l’Epir dont on retrouve la trace depuis le XVII siècle, (un moine de cette famille arrive en Valachie et devient l’archevêque du pays), Manole Filitti a été un esprit claire, capable à dépasser les difficultés d’un siècle agité, troublé par des grandes convulsions sociales.

Sa mère faisait partie de la famille Ghica, sa tente était l’écrivaine Dora d’Istria (Elena Ghica). Manole Filitti a vécu pendant le communisme dans une société qui détestait les vraies aristocrates, les anciennes histoires de famille, particulièrement des riches et nobles familles. Manole Filitti and Cleopatra Lorintiu during broadcast1997-Cleopatra Lorintiu.com

Avec ténacité et discrétion il a observé un monde différent en gardant ses précieux souvenirs , particulièrement le charme d’un monde que le communisme a essayé détruire, effacer, faire disparaître tant des vérités.

Ses souvenirs écrites, ses photos et ses documentes de famille, ont gardé quand même des morceaux d’un vie importante en elle-même et ainsi dans l’essai de refaire des biographies d’une époque ignoré .

On a évoqué des épisodes de sa vie en compagnie de son épouse, l’historien Georgeta Penelea Filitti et de l’écrivain Alexandru Paleologu, son ami de longue date.(Le tournage a été fait après la mort de Manole Filitti, en 2001) .

Manole Filitti est né au début du XX siècle, ce qu’on appelle « la belle époque » dans une famille noble et riche qui habitait des belles maisons sur Calea Victoriei et La Chaussé Kisellef, les endroits les plus chique de Bucarest.

 Manole Filitti, fils de l’historien Ioan C.Filitti, a fait des études de droit et d’économie et après il s’est investi dans les affaires comme directeur de la compagnie Unilever en Roumanie.

Dans la dernière période de sa vie, Manole Filitti a publié des mémoires et a essayé faire revivre « Jokey Club », club d’aristocrates qui avait une belle tradition à Bucarest entre les deux guerres mondiales. Jokey Club a repris son activité en 1991. (Les communistes l’avaient interdit après 1947 jusqu’à la chute du régime communiste, en décembre 1989.)

C’était un geste de restitution, de garder la mémoire de l’aristocratie roumaine de l’époque, qui aimait et élevait des chevaux de races.Gh. Grigore Cantacuzino

Dans un autre film tourné dans le Palais Cantacuzino en 1997, Manole Filitti a évoqué son enfance et des souvenirs de famille,des petites histories passés dans la compagnie de ses copines à l’époque, les petites princesses roumaines, ainsi que d’autres souvenirs sur ce palais très beau et très connu.
 

Le Palais Cantacuzino se trouve sur l’un des plus anciens boulevards de Bucarest, « Calea Victoriei »et était la résidence de Gheorghe Grigore Cantacuzino, l’un des plus riches avocats Roumains fin du XIX siècle, surnommé « Le Nabab ».
Enesco
Bâti entre 1898-1900, le palais a été construit sur les plans de l’architecte I .D .Berindei dans un style baroque. A un moment donné il a abrité le gouvernement de Roumanie car G .Gr. Cantacuzino (1832-1913) était plusieurs fois ministre et premier ministre, au début du XX siècle. Après 1903 le palais était la résidence de la famille Cantacuzino, au moment de la première guerre mondiale, le bâtiment a abrité le Gouvernement Roumain. Maruca Cantacuzino

Gh .Grigore Cantacuzino laisse à sa mort, le palais comme héritage à son fils Mihai. Qui à son tour, (décédé en 1929), laisse le palais à son épouse Maruca Cantacuzino (née Rosetti Tescanu) .Celle-ci va épouser plus tard le compositeur George Enescu.

Pendant l’époque communiste le palais devient propriété de l’état Roumain et à partir de 1955 devient le siège de l’Union des Compositeurs de Roumanie. En 1956 a été crée le « Musée George Enescu ». (Musée Georges Enesco).

 

   
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