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Cleopatra Lorintiu « Nicolae V.Iliesiu
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L’ami des abeilles: Nicolae V.Iliesiu*
(Une incursion dans l’univers d’un apiculteur. Le résultat de ses recherches,
qui ont duré plus de 40 années, est le produit nommé "Apilarnil"**, important
dans l’api thérapie et la guérison des maladies.)

Les abeilles, les ruches, leur monde caché, mystérieux, fascinant, l’ont
poursuit toute sa vie.
Il était un personnage de roman, ce monsieur venu de la Vallée de Somes à
Bucarest, un monsieur qui a fait tant du bien, qui a été d’une discrétion
d’aristocrate et qu’il est parti de ce monde toujours, très discrètement.
Son nom figurait sur les boites de propolis et de teintures, des comprimés et
des crèmes qui avait comme ingrédients les produits des abeilles.
Son père, paysan dans le village de Maieru, la vallée du Grand Somes, au nord de
la Transylvanie, dans le conté de Bistrita Nasaud, avait reçu ses premiers
abeilles de la part du père de Liviu Rebreanu, le grand écrivain de la
Transylvanie.
Donc la passion pour les abeilles était un héritage de famille pour le jeune
Nicolae Iliesiu, devenu journaliste à Bucarest dans les rédactions des journaux
de l’époque.

Je l’ai connu à Bucarest, en 1988 ou il habitait un appartement rue Pologne. Il
avait posé sur les balcons des ses voisins, ses ruches…C’est vrai qu à l’époque,
Bucarest n’était pas très pollué, donc les joyeuses abeilles butinaient toute la
journée en recherchant le pollen dans les corolles des fleures …
Pendant toute sa vie, Nicolae Iliesiu a été obligé de … s’excuser sans cesse
pour des fautes « très bizarres » : commençons par l’amitié avec Liviu Rebreanu
(si normale, ils venaient de la même vallée du nord transylvanien), après
l’amitié avec Kalustian et enfin le fait qu’il a écrit pour les publications
dirigés par Pamfil Seicaru.
Son succès pendant les années 1976-1989 lui a été aussi reproché… Iliesiu était
reconnu dans le monde des chercheurs dans le domaine de l’apiculture, invité
dans des symposiums internationaux, son ouverture internationale dérangeait les
esprits étroits et les gens jaloux de son succès.
.
Il me reste de notre dernière rencontre quelques réponses, quelques souvenirs.
Je voudrais les partager avec ceux qui désirent savoir d’avantage sur des gens
exceptionnels mais qui ont su faire leur devoir avec distinction et modestie.
Fragment d’interview 1997, (Gradina Icoanei, Bucarest )
Cleopatra Lorintiu : Monsieur Iliesiu, votre passion pour les abeilles c’est un
héritage de famille. Car votre métier a été, en effet, celui de journaliste.
Nicolae V.Iliesiu : Cette passion je l’hérite vraiment de mon père, du village
de Maieru, « Nid des rêves » comme Liviu Rebreanu l’a appelé : Son père était
enseignant .Quand ils sont venu à Maieru, Liviu avait trois ans seulement, il a lié
amitié avec mon père.
Mon grand père était paysan mais il avait fait le collège à Vienne, lui, il
s’occupait de la partie économique du village : La famille Rebreanu habitait
près de la maison de mes grands parents.
Vasile Rebreanu, le père de Liviu, était un passionné d’apiculture et il adorait
la nature sauvage. Il a aidé mon grand père faire un rucher à Maieru.
Après dix ans la famille Rebreanu a déménagé pour Prislop, et mon grand père a
continué s’occuper de leurs ruches.
C.L. Il y avait combien des ruches ?
N.I. Beaucoup… le père de Liviu Rebreanu a le mérite d’introduire sur la Vallée
de Somes les ruches avec un cadre mobile, amenés de Vienne, des ruches modernes
pour cette époque. Le système nommé « Sierson », qui avait un verre derrière la
ruche. Comme ça, nos grands parents ont abandonné les ruches primitives, fait de
branchages.

Quand j’était encore enfant, je me demandait toujours pourquoi les poulets qui
étaient nourris avec des larves d’abeilles poussaient d’une manière
spectaculaire .Cette question m’est resté dans la tête : qu’est ce qu’elles
contiennent ces larves d’abeille, une substance qui a des pouvoirs
extraordinaire ?
Après je suis allé a Nasaud, puis à Cluj ou j’ai commencé écrire dans le journal
« Dacia ».
Plus tard je suis allé à Satu -Mare ou j’ai rencontré Dariu Pop, le compositeur
avec lequel nous avions un lien de famille. Il a recueilli beaucoup des chansons
populaires de notre région.
C’est lui qui m’a mis en relation avec le journal « Le Courent » dirigé par
Pamfil Seicaru ***dont j’étais le correspondant pour le nord de la Transylvanie.
En 1938 je suis venu à Bucarest comme journaliste dans la rédaction du journal «
le front », après je suis devenu le rédacteur économique.
C .L : Est-ce que vous avez bien connu Pamfil Seicaru ?
N .I. Oui, j’ai travaillé beaucoup avec lui. Mais j’ai écrit aussi pour d’autres
publications comme : « La Roumanie » dirigé par Cezar Petrescu**** ou «
Bunavestire » dont j’étais le secrétaire de rédaction.
Mais je n’ai pas fait parti d’aucun parti politique. En effet j’ai travaillé
pour le quotidien publié en français « Le Moment ». Plus tard j’ai édité le
quotidien « La vie » dont je l’ai fait présent à Liviu Rebreanu le 31 mars 1944.
C .L. Donc, vous vous êtes rapproché encore une fois de Liviu Rebreanu.

N .I. Oui, il était à l’époque le Directeur général du Théâtre National de
Bucarest. En général, il aidait les gens de sa région natale. Quant à moi, je
n’avais pas besoin d’aide, c’est moi qui lui a fait cadeau la typographie qui
imprimait le journal” Viata” , avec ses 20 linotypes. Après , j’ai commencé à
m’occuper des affaires. J’ai acheté la typographie „Eminescu ” j’ai crée des
entreprises , à Bucarest, à Oradea.
C.L. C’est très intéressant votre parcours. Pourtant ,vous êtes connu pour vos
résultas dans le domaine de l’apiculture! Quand vous vous étés retourné vers les
abeilles, votre première passion?
N.I. En effet je ne les ai jamais abandonné car , pendant l’été je retournait
chez mes parents , à Maieru et j’aidait mon père pour extraire le miel. En 1957
j’ai crée l’entreprise apicole dont j’ai organisé avec le professeur Harnas;
j’étais le premier secrétaire général de l’Association des Apiculteurs en
Roumanie...
C.L.Tout ça semble un parcours de succès, mais je sais que votre vie a connu
aussi des difficultés.

N.I. Oui, je n’aime pas parler trop de ça mais j’ai été condamné politique pour
15 années de travail forcé dans, La grande île de Braila” un endroit très dur de
détention. Après 9 ans ils m’on libéré. Après, pendant l’époque stalinienne,
j’ai été aussi condamné à cause de mon dévouement pour le Patriarche Orthodoxe
de l’époque.
Enfin, toutes ses années sont passées ... pendant la prison politique j’étais
dans un village perdu dans la pleine, à Tichilesti, j’ai eu la chance de
travailler avec les abeilles et les ruches, c’est ça qui m’a sauvé, je crois.
Quand je suis redevenu libre j’ai écrit mon livre sur les produits des abeilles,
j’ai déposé mes brevets et je suis devenu le président d’Apimondia ... les
choses sont changées... Voilà comment les abeilles ont été toujours près de moi.
interview accordée à Cleopatra Lorintiu, juin 1997, et diffusée sur la Chaîne
de la télévision roumaine TVR2 , republié dans le livre „ Une lumière
supplémentaire” Édition Muzeum 2002)
* Nicolae V. Iliesiu, journaliste roumain, apiculteur, inventeur et promoteur de
l’apiculture avancé; Il a été le président de « Apimondia » (Roumanie) et s’est
remarqué par son travail sur les procédures d’obtenir un produit biologique
actif ; l’ « Apilarnil ». (1983).
Il a présenté ses brevets en Italie (octobre 1983) quand il a
reçu "Diploma di
Bene mereneza"pour son activité.
Lauréat du Diplôme d’or et premier Prix au XXXI Congrès international «
Apimondia » (organisé à Varsovie, Pologne).
En 1988 a Erfurt (Allemagne), à l’occasion de l’Exposition International
d’Apiculture, Nicolae V.Iliesiu a présenté son film „ Apilarnil ” et deux
communiqués scientifiques sur l’Apilarnil. Il a reçu le Diplôme et la médaille
d’honneur pour l’obtention du produit « Apilarnil ».
**Apilarnil, produit naturel apicole original roumain, obtenu par une procédure
spéciale appliqués aux larves de faux bourdon et au contenu nutritif des
cellules de faux bourdon des rayons du miel. On connaît aujourd’hui plusieurs
applications de ce produit dans la médicine et dans la cosmétique.
L’Apilarnil est utilisé comme tonifiant dans la pathologie des névroses,
dans la gériatrie et la gérontologie, dans la thérapie du surmenage de l’adulte
trop sollicité et dans la prophylaxie pour les personnes en bonne santé.
Le produit « Apilarnil Potent » est utilisé dans les troubles de la dynamique
sexuelle chez l’homme.
Autres indications : utilisé pour le traitement contre l’ ennureis nocturne chez
l’enfant, le traitement des névroses asteno-dépresives, la nutrition,
l’obstétrique et la gynécologie
***Pamfil Seicaru (né à Buzau 1894-mort à Munich, 1980) journaliste roumain,
directeur du journal « Curentul » (Le Courent), quotidien très influent en
Roumanie, entre le deux guerres mondiales.
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