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Cleopatra Lorintiu « Florentina
Mosora »
Le nom de Florentina Mosora (1940-1996)
devrait figurer en Roumanie dans "Le livre d'or des Sciences."
Malheureusement, les choses ne sont pas comme ça.
Pour la plupart des gens, le nom de Florentina Mosora reste celui d'une jeune et
très belle comédienne dans des films désuètes des années soixante comme "Nos
garçons","Post restant","Amour a zéro degrés"produits par la cinématographie
nationale roumaine.

Née le 7 janvier 1940 a Cluj, elle obtient sa licence en biologie en 1961 et
en physique a l'université de Bucarest avec le sujet Les applications de
l`effet Mossbauer en biochimie (1967). Après elle fait l'équivalence
de ses trois diplômes en sciences, en Belgique.
Elle a été chercheur scientifique (1961-1967) et chef de recherches
auprès de la Chair de Biophysique de la faculté de médecine de Bucarest, après
elle a soutenu des cours auprès de la Faculté des sciences Physiques et
biophysique approfondit. Après une bourse d'études accordée en 1969 a
l'université de Lièges elle devient chercheur 1971-1972,1973-1974 dans le cadres
des échanges universitaires dans la même université liégeoise.
Membre de la Société Belge pour la Biophysique, de la Société
Royale des Sciences de Liège après 1980,membre de l'Association des Biochimistes
et des spécialistes en biologie moléculaire de l'université de Liège
1980-1985,membre de la Société internationale pour l'étude des maladies de la
civilisation et de l'environnement (des 1981),membre de l'Académie des Sciences
de New York (des 1982) présidente de l'institut de recherches pour la mer et
de l'interaction air mer après 1989,vice-présidente de la Société française
isotopes stables après 1987 ,membre du Conseil Scientifique pour le Centre de
recherches sous marines et océanographiques de l'Université de Liège après 1987.
“Officier de l’Ordre de Léopold II”en 1981“Commandeur de l’Ordre
de la Couronne” (1992
C'est Madame Domnica Filimon, éditrice distinguée, qui en
regardant mes émissions a la télévision a eu l'idée de me raconter une histoire. Cette
histoire est a la base de mon essai de reconstituer pages de sa vie pour ses
co-nationaux L'histoire d'une très belle jeune femme, qui promettait d'être une
comédienne a succès, mais qui était une brillante physicienne, qui part pour
une bourse d`études en Belgique et qui devient un nom important pour la science.
Disparue avant ses soixante ans, suite à ’une maladie incurable, Florentina
Mosora est partie dans le monde des hombres sans que les Roumaines lui rendent
hommage.
Comme par hasard j’ai fait un tournage en Belgique, donc j’ai
saisi l’opportunité de rencontrer son mari, le docteur Stefan Stan qui m’a
amenée dans l’université de Liège. Là-bas j’ai fait un tournage avec M. Jean Nihouil, professeur et universitaire qui avait travaillé longtemps avec la
savante d’origine roumaine. J’insère quelques fragments
de cette interview et quelques commentaires de mon film qui s’appelle "Les
braises de la mémoire. "
Mon épouse était une perfectionniste, affirme
le docteur Stefan Stan
M. Stan ,votre épouse a été aimée par une génération des cinéphiles en
Roumanie, pour sa présence tonique dans les films des années soixante. Elle
était très belle et très appréciée mais elle n’a pas choisi la carrière
artistique

Florentina Mosora était aimée par une génération de jeunes pour ses
films. Elle était vraiment une beauté, elle a eu quelques rôles de grands
succès mais elle a choisi la carrière scientifique .
Elle était pourtant connue comme actrice, le film arrive facilement dans les
cœurs des gens.
Exactement. Je crois que les 5 rôles qui lui ont été attribués on fait
remarquer sa beauté physique mais elle n’était pas attirée par les succès
légères, ni par le monde du cinéma. Sa route était déjà tracée d’avance, elle
était une perfectionniste et une scientiste dans le vrai sens du mot.
En 1961 elle avait obtenu le diplôme en biologie, spécialité biochimie avec
l’ouvrage « Étude biochimique de la peau." En 1967 elle a fait la deuxième
spécialité, en physique nucléaire.
Son intérêt était d’appliquer les lois de la physique sur le corps
humaine. Elle a commencé ses recherches auprès de la chair de physique de
Bucarest avec les moyens de l’époque. Après son arrivée a Liège, elle a eu la
chance de pouvoir créer cette chair de biophysique qui ultérieurement a été
élargie. Ses recherches ont inclus, ultérieurement, des aspects
biomagnétiques .La plupart de ses publications ultérieures ont été faites en
collaboration avec moi ,en incluant la biomécanique articulaire ou la
biomécanique du corps humain.
C’est exactement ça, ce que je voulais vous demander : c’est comment
votre collaboration avec votre épouse ?
-La collaboration avec mon épouse a été très bonne et très difficile en même
temps. Difficile parce que elle avait un langage très strict scientifique et
moi, j’avais un langage médical, qui est plus flexible que celui de la physique
et des mathématiques. Nos soirées étaient superbes, pleines de travail acharné,
si vous voulez. Elle était une collaboratrice extraordinaire, plein d’idée mais
on se torturaient un peu la tête parce nos discutions était toujours assez
chaudes : il fallait mettre d’accord les deux langages et ça n’était pas du tout
facile.
Ce livre qui est devant nous contient des communications scientifiques réunis
entre la même couverture, il s’appelle l’Océanographie .Comment a-t elle
commencé à s’intéresser à cette discipline ?
Mon épouse voulait s’occuper d’océanographie en subsidier mais comme on
est très proche de la mer du Nord elle a désiré d’approfondir les recherches et
d’appliquer les lois des physiques, bien codifiées à l’environnement. Grâce a
ses études l’Académie Royale de Belgique lui a reconnu ses mérites et a publié
ce recueil des études.
*
Un autre entretien que j’ai eu à Liège a éclairé d’avantage le
portrait que je voulais faire dans mon film. C’est le professeur Jacques Nihouil
de l’Université de Liège, qui a répondu à mes questions.:
Jacques Nihouil: Madame Mosora avait deux types d’activités
dans l’Université de Liège .D’abord, elle s’est occupée de la biophysique et de
l’autre, d’Océanographie.
Dans ce domaine là elle s’est spécialisée dans une technique qui été
basée sur l’étude des isotopes stables.
C’est elle qui a réglementé cette technique dans les laboratoires qu’elle
avait crées et qui ont offert a notre pays, la Belgique une source des
informations sur notre ancienneté comme territoire.
Dans le domaine de la biophysique elle a soutenu des cours différents, a
partir des cours sur l’écoulement des liquides biologiques, du sang, jusqu
problème de la résistance des os . Elle a soutenu également des cours a
l’Université mais elle a eu des collaborations prestigieuses avec d’autres
universités européens ; Elle a enseigné aussi la biophysique dans les cours du
réseau du perfectionnement Erasmus parrainé par la Communauté Européenne.

Ils n’y étaient pas beaucoup des étudiants capables à faire ce genre
d’études, mais ses étudiants l’adoraient tout simplement
D’ailleurs elle avait beaucoup d’amis, des collègues qui le respectaient
ennoiement. Pour les Jours de l’Étude océanographique parrainée par l’Académie
elle était toujours mise à l’honneur.
Dans ce recueil d’articles il y a également un étude signe par elle-même.
Il faut savoir que dans ce domaine la l’interdisciplinarité est essentielle, on
peut pas avancer sans un travail d’équipe.
On peut pas avancer sans de la physique et de la chimie. Son travail était
essentiel.
Ses travaux scientifiques sur les isotopes stables ont permis l’avancement de la
science ; A travers sa méthode on peut suivre l’évolution de la matière
organique de la chaîne alimentaire, a partir des organismes unicellulaires
jusqu’au oiseaux marines ou poissons.
D’ailleurs, pour l’instant c’est est le seul laboratoire scientifique en
Belgique qui s’occupe de ce sort de recherches.
Confessions du docteur Stefan Stan
« Elle aimait la
vie, elle aimait l’eau, toutes les belles choses. »
Riri, car pour moi elle était Riri, c'est comme ça que je l’appelait,
aimait cette ville, le fleuve, elle aimait la vie. On a venu ici il y a 23 ans . Moi, je
travaillait a Louvain et elle travaillait à Liège mais les difficultés de notre
jeunesse commune ne m’ont pas fait peur. Je faisais la navette chaque jour, et
je revenais toujours plein de joie à Liège car c’était la place de notre amour
et de toutes les choses qu’on a réalisé ensemble. (…)
L’ensemble des dialogues avec le docteur Stefan Stan dans le livre « Une lumière
supplémentaire » édition Museum, 2002 ( en Roumain) et dans le film » Les braises
de la mémoire. 1996.
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