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Cleopatra Lorintiu « Lucica Trita
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Lucica Trita
Violoniste
"Elle et son violon"
Interview et portrait de la violoniste Lucica Trita, *
Concert mæstro de l’Orchestre Nationale Radio de Bucarest , 1997.

( Diffusée dans l’émission « Point de rencontre »
Télévision Roumaine ,1997et TVR
International )
Lucica Trita, quand tu vois aujourd’hui dans les rues
de Bucarest, près du Collège de Musique, des fillettes qui porte leur violon en
se dirigeant vers leurs cours de musique, est ce que tu te rappelle de la petite
fillette que tu étais, c'est-à-dire l’enfance d’un enfant qui fait de la musique
?
Certainement, je me rappelle l’enfance et bien sûr les circonstances dans
lesquels j’ai commencé les cours de violon… Quand je dis que le violon est venu
vers moi d’une manière naturelle, ça peut paraître bizarre. En effet, je ne suis
pas née dans une famille de musiciens, mes parents sont des gens simples, qui
n’ont pas fait de la musique …
C’est justement ce que je voulais te demander : d’habitude, se sont les
enfants qui proviennent de famille de musiciens qui continuent
la tradition.
En dépit du fait que je viens d’une famille modeste, j’ai vécu dans un milieu
musical. Mon frère commençait le violon lorsque je suis née, et pendant notre
enfance, ma mère chantait elle avait une très belle voix …elle a toujours
d’ailleurs une belle voix ; Qu’elle soit joyeuse ou triste, elle chantait
toujours…
Je voudrais revenir sur tes souvenirs d’enfance, sur cette aspiration de la
petite écolière d’être soliste ou interprète. Il y a une longue route à
parcourir, de cette écolière jusqu’au concert maestro d’aujourd’hui… et ça en
quelques années.
Pas en quelques années, quand même…
Enfin, je voulais dire que toi, tu es vraiment très jeune pour être le
premier violon de l’Orchestre Nationale Radio
Je rêvait de tout mon être devenir violoniste après la première apparition.
J’ai joué sur la scène de la Salle Petite du Palais, à Bucarest …Je crois que
j’avais neuf ans, comme ça…
Et la salle me semblait vraiment grande, immense, pleine d’enfants accompagnés
par leurs parents… Je sais avec exactitude que dans ce moment là je rêvait
devenir interprète .J’ai eu un sentiment que j’ai pas pu définir sur le moment.
Maintenant je comprends que j’ai réalisé ce que veut dire l’impact de
l’interprète avec son publique.
Tu n’étais pas timide ? Tu n’avais pas peur ? Je pense qu’en général les
filles sont timides. Mais toi, tu donne une fausse image de
fragilité et au moment dans lesquels tu es sur la scène , cette
fragilité apparente se transforme en quelque chose de différent
, un pouvoir de capter l’attention du publique et d’être très
ferme, très sure de ce que tu veux faire…
Non, je n’ai eu jamais peur, j’aimais ce que je faisais, j’aimais jouer au
violon. Si tu monte sur scène seulement pour être soliste, alors ça c’est rien
du tout... il y a un lien avec le publique, bien sûr, invisible, le publique
sent que tu aime vraiment la musique, c’est au- dessus de nous même….
Je te propose de parler un peu de tes professeurs, de ceux avec lesquels tu
as étudier… Je sais que t’as une la chance de travailler avec le maître Stefan
Gheorghiu, une référence pour l’école de violon.
Oui. La rencontre avec le maître a été très importante pour ma carrière
artistique. Ma professeur de collège Carmen qui a formé d’ailleurs des
générations de violonistes m’a présenté au maître et elle m’as dit : maintenant,
si tu veux vraiment faire de la musique, il faut continué avec un maître ;
j’étais un peu tendue, est ce qu’il va m’accepter ? Je me posais des questions.
C’est vrai qu’il est très exigent pour accepter ses prochains élèves.
En effet. Alors le maître m’a écouté, il m’a accepté comme élève et j’ai
étudié toujours avec lui, jusqu’à la fin de mes études. Et aussi après le
Conservatoire, on lui rends visite parfois, avant un concert plus difficile,
parce qu’il a une méthode extraordinaire.
On entre élève chez lui et on
sort artiste. Voila.

Lucica Trita, ça fait quoi d’être en effet en tête d’une orchestre d’une
grande valeur?
Pour être sincère, il faut dire que j’aime bien jouer dans l’orchestre, parce en
tant que musicien tu peux être près des autres en écoutant à la fin comme la
symphonie sort aussi de ton violon.!Il y a aussi le
savoir faire, donner les attaques, d’être
attentif au chef d’orchestre et de comprendre qu’est ce qu’il veut obtenir de
l’œuvre.
La tradition veut que le premier violon d’un orchestre symphonique soit un
homme. En ce moment la (1997) le concert maestro de la
Philharmonique « George Enesco » est Madame Anda Petrovici et
toi, tu es le concert maestro de l’Orchestre Nationale Radio.
Donc, deux femmes dans ce post clefs des plus importants
orchestres symphoniques roumaines.
On dit qu’un homme a plus d’autorité envers l’orchestre. Je ne sais pas si
c’est vrai! Moi, j’ai obtenu le poste suite aux concours, et je crois
qu’on peut avoir la même autorité en tant que femme. D’ailleurs je dois t’avouer
que j’aime jouer dans l’orchestre.Je n'ai pas eu aucune difficulté pour
travailler avec l'orchestre, au contraire... (…)(
transcription partielle d'une interview tv accordée par la violoniste en
1997, à Bucarest)
D'autres émissions réalisées par Cleopatra Lorintiu avec la
participation de Lucica Trita:
"Le charme des anciens instruments "avec la
participation de l pianiste Manuela Nedelea (tournage réalisé au Musée "Dimitrie
et Aurelia Ghiata " , Bucarest
"Sur les trace d'une chanson :Ciocarlia" (tournée des
formations Musicales -"Jeunesses Musicales" au Maroc : Rabat, Casablanca,Tetouan,
Ifrane, Tanger,Fes.
Balada de Georges Enescu en vidéo clip tv (au piano
Viniciu Moroianu) image Emil Lungu.
L'harmonie des sons - émission de musique avec la
participation de Lucica Trita et Colegio Stravagante ( Mihail Ghiga, Razvan Suma
) enregistrement au Palais de Cotroceni et à l'Académie de Musique de Bucarest.
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