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Cleopatra Lorintiu « Forums Fès»
-Participation a la 8ème édition
du Forum de Fès sur
l'Alliance des civilisations, la Diversité culturelle
et le Partenariat Euro méditerranéen
autour du thème
Les jeunes et les défis de la mondialisation
Fès, 09-12 décembre 2011
-Actualité. Voir,Témoignages et
points de vues de différentes personnalités, membres et fidèles
du CMIESI autour du projet de la nouvelle constitution marocaine
sur le website
http://www.cmiesi.ma/acmiesi/fr/
le 28 juin 2011.
http://www.cmiesi.ma/acmiesi/fr/constitution_temoignage.php

-Le Maroc : pays partenaire de l’Union
européenne.
L’exception marocaine. La réforme constitutionnelle, garantie de
la stabilité
Une trop grande instabilité au nord de l’Afrique peut avoir de
mauvaises influences sur l’Europe tout entière.
Le monde arabe n’est pas uniforme et les généralisations peuvent
être trompeuses.
Tout le monde soutient les mouvements de contestations contre
certaines régimes arabes, considérés comme corrompus,
dictatoriaux et on aime d’ailleurs mettre des étiquettes comme «
le printemps arabe », « la révolution du jasmin » « effet
domino» ou d’autres slogans médiatiques.
C’est l’habitude crée par la chute du Mur de Berlin,
l’écrasement d’un système dans l’Europe,le communisme ou plutôt
un régime dictatorial qui se prétendait y être, maladie révolue,
suite de la paix d’après la deuxième guerre mondiale.
La situation des pays arabes n’est pas pareille, ce que s’est
passé en Tunisie ou un clan s’est emparé de la richesse du
peuple, ou en Egypte, qu’est ce que se passe au Yémen ou en
Syrie (on est d’ailleurs sous la pression des événements) n’est
pas pareil qu’au Maroc par exemple, pays partenaire de l’Union
Européenne dont la stabilité peut jouer sur l’ensemble de la
sécurité européenne.
Le Royaume de Maroc est caractérisé par ses propres réalités
historiques, sociales, économiques et politiques, d’ailleurs
très différents d’autres pays arabes.
A noter que la monarchie marocaine a toujours été réformatrice
et les sultans Mohammed IV et Hassan 1er, furent des
réformateurs convaincus.
Le mouvement de réforme qui s’impose à partir de 1999, mené par
l’actuel Roi lui-même, est la preuve d’une compréhension de
l’ensemble de la société, des besoins du peuple ainsi que de la
spécificité de ce peuple.
Les Marocains sont très attachés a leur Maison Royale, c’est une
raison de leur fierté et de leurs confiance dans l’avenir :
celle-ci a permis de mettre le pays sur une voie de modernité
ascendante.
A partir de l’ascension au trône, le souverain Mohammed VI a
enclenché une dynamique réformatrice globale marquée par de
nombreuses changements comme le Code de la famille, l’Instance
équité et réconciliation, l’initiative nationale pour le
développement humain, réforme du champ religieux,
régionalisation, installation d’un Conseil économique et social
chargé de promouvoir un développement global.
La réforme constitutionnelle lancée par le discours du roi
Mohammed VI, le mars 2011, et conclue, après une large
consultation de tous les partis et des forces vives du pays, par
le référendum populaire représente une garantie pour une
évolution en stabilité.
Encore une fois dans l’histoire, Le Royaume de Maroc marque sa
différence, sa subtilité et sa capacité d’analyse et de prendre
des décisions responsables dans l’intérêt historique d’un Etat
fier de lui-même.
Le choix d’une voie démocratique, choisi également par le Roi
lui-même et par la population, fait de nouveau la preuve d’une
solidarité nationale et d’une volonté d’avancer dans le sens du
monde moderne, sociale et démocratique en gardant le mieux d’une
histoire centenaire, d’une tradition merveilleuse car la
nouvelle constitution est un nouveau pacte historique entre le
Trône et le peuple.
L’amendement qui prévoit le transfert de la présidence du
Conseil de Régence au Président de la Cour constitutionnelle,
dans la mesure où celle-ci a vocation à veiller au respect de la
Constitution fait la preuve d’ouverture d’esprit.
Renforcer les prérogatives du gouvernement et du Parlement c’est
la voie juste d’une ouverture assumée, réelle et pas sous la
pression de quelconque.
La Constitution marocaine se veut une Constitution des droits de
l'Homme, un véritable pacte des droits et des obligations de la
citoyenneté fondement d’un pays qui est capable de garder son
identité et d’être part d’un monde des valeurs démocratiques du
XXI siècle.
A noter la vision politique "audacieuse" qui consacre
l"exception" marocaine dans le monde arabe et surtout a ne pas
oublier des éléments d’une modernité vive du chapitre dédié aux
droits de l’homme dont la présomption d'innocence et la garantie
des conditions d'un procès équitable, la criminalisation de la
torture, des disparitions forcées, de la détention arbitraire et
de toutes les formes de discrimination et des pratiques
humiliantes pour la dignité humaine.
Un chapitre qui va surtout intéresser tous les journalistes du
monde, c’est celui qui garantie la liberté de la presse,
d'expression et d'opinion, le droit d'accès à l'information et
de présentation de pétitions, conformément à des normes fixées
par une loi organique.
Ça fait du Royaume un avant poste de la modernité dans le monde
arabe et comme on le sait bien, c’est la pierre angulaire de
l’exercice quotidien de la démocratie.
Avec le projet de la nouvelle Constitution, le Maroc a aussi la
chance d’une ouverture qui n’est pas ‘’ douloureuse’’, en
sachant que toujours il y a, partout, soit des ‘’nostalgiques’’
soit des’’ imprudents ‘’ou des impatients qui veulent chanter
plus vite que la musique.
On dirait que c’est le bon moment choisi, également pour les
droits des femmes, pour la langue amazigh ainsi que pour les
Conseils et institutions, tels que l'Institution "Al-Wassit"
(Médiateur), le Conseil de la Communauté marocaine à l'étranger
et la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle .
Dans un contexte mondial confronté aux grands affaires mises sur
la sellette, ou la corruption est fréquente, le projet marocain
essaie viser, tout à son honneur, le renforcement des mécanismes
de bonne gouvernance, de moralisation de la vie publique et de
lutte contre la corruption, par la mise en place d'un système
institutionnel cohérent et harmonieux.
On dirait, un bon moment pour un Royaume, exemple pour son
ouverture d’esprit et capacité de s’adapter aux défis du monde
contemporain. J’aimerais finir avec les mots du professeur
Charles Saint-Prot qui salue dans les Échos du 8 juillet
2011, cette reforme constitutionnelle : « En tout cas, une
expérience méritant d’être encouragée et soutenue par la
communauté internationale, en premier lieu par la France qui
sait mieux que tout autre que le royaume chérifien est le
meilleur garant de la stabilité au sud de la Méditerranée »
Des rencontres mémorables dans une
citadelle de la confraternité
Le Forum de Fès a la troisième édition -décembre
2010
Une invitation reçu de la part du centre marocain
Interdisciplinaire des Études Stratégiques et Internationales,
dirigé par M. Azouzi , Centre qui s’intéresse constamment
maintenant a la thématique de l’Alliance des civilisations et de
la diversité culturelle, que je tiens a cœur depuis longtemps
m4a plonge en plein hiver dans le monde maghrébins pour trois
jours passe a Fès , en rencontrant des gens intéressants venus
un peu de partout .
« Fondé en mars 2007 et dirigé par Abdelhak Azzouzi, le CMIESI
est un centre de réflexion,d’étude,de recherche et d’expertise
pluridisciplinaire, traitant de problématiques stratégiques,
diplomatiques et internationales complexes, mais également de la
situation sociale, économique et politique d’un pays ou d’aires
géopolitiques.
L’équipe du CMIESI est constituée d’une centaine de membres dont
plus de 36 nationalités différentes. Par ses nombreux rapports
avec des universités, instituts, centres de réflexions et de
maturité d’idées, le CMIESI a su constituer un réseau de
spécialistes à travers le monde, lui permettant d’élargir
conséquemment ses champs d’activité. «
Le détail qui m’a attiré l’attention était lui-même dans le
texte de l’invitation : l’équipe refuse l’idée du choque des
civilisation, cliché plutôt fréquent dans la littérature de
spécialité et dans les débats d’idées.
Donc, il faut avoir du courage pour aborder les choses d’une
manière différente. Dans le texte d’invitation j’avais lu « A
travers les Forum de Fès et a travers nos différentes
publications, on s’est efforcé de réfuter la thèse d’un clash
des civilisations considérée par tous les participants comme un
leurre destine a détourner l’attention des vrais problèmes
politiques,économiques et sociaux. Le choc des civilisations est
davantage un slogan qu’une réalité. C’est le choc des ignorances
qui est une réalité partagée. C’est sur le terreau de
l’ignorance que la thèse du choc des civilisations s’est
construite, réduisant les musulmans a des dissidents désastreux
menaçant par leur fanatisme le cours de l’histoire, et c’est
aussi sur le terreau de l’ignorance que le terrorisme se
développe, fonctionne, recrute, lave les cerveaux, endoctrine
les jeunes, détourne la religion et c’est enfin sur le terreau
de l’ignorance que l’image des religions est déforme brouillée
et caricaturée. »

J’ai donné ce long citation pour expliquer le défi que cette
rencontre internationale me semblait-elle, un bonne raison pour
commencer la longue lutte avec les avions et les fils d’attentes
dans l’aéroports.
Une fois arrivée
a Fès j’ai fait la connaissance des gens très aimables, bien
organisés et très motivés, qui voulaient faire de cette rencontre un
vrai événement.
Dans cette
atmosphère colloquiale, les invites ont apporté, chacun, son
point de vue, sa propre lecture dans des interventions intéressantes
et des débats d’idées. D’ailleurs,
la presse a remarqué que le Forum de cette édition a réussi a tracer "Une véritable
feuille de route institutionnelle, en mettant en exergue le rôle que
peut jouer la diplomatie pour régler les problèmes de ce monde, qui
ne sont pas uniquement religieux", mais aussi d'ordre politique,
économique, social et culturel. Le Centre entend faire des
conclusions du Forum "une base pour l'élaboration de programmes et
de projets destinés à renforcer le dialogue interculturel et
dépasser les incompréhensions mutuelles, particulièrement entre le
monde occidental et le monde musulman". Des spécialistes,
universitaires, politiques, diplomates, hauts fonctionnaires,
journalistes et acteurs de la société civile, échangeront, trois
jours durant, leurs analyses et réflexions sur la gravité des enjeux
et l'importance des défis liés à l'instauration de la paix dans le
monde. Une série
d'axes seront soumis au débat, dont "le rôle de l'action
diplomatique dans les relations internationales", "la diplomatie
participative au service de l'alliance des civilisations et de la
diversité culturelle" et "le rôle de la société civile dans le
rapprochement des peuples: éléments pour la définition d'une
diplomatie non gouvernementale » ( Voir le journal Actualité Maroc du 1 décembre 2010)
Quant au panel
ou j’étais invitée, je peux dire qu’il a été
réellement intéressant :
Intitule : La diplomatie participative au service de l’Alliance des
civilisations et de la diversité culturelle , il a réunit autour de
la table Madame Danielle Cabanis,
Professeur des Universités, UT1 de
Toulouse, France comme modérateur, Monsieur Garry Neil,
Directeur Général INCD, Canada, Madame Nathalie Fave,
Écrivain, Canada,Monsieur Michel Capasso, Président de la
Fondation Méditerranéenne, Italie,Monsieur Gora Mbodge,
Sociologue, Sénégal et moi-même , Madame Cleopatra Lorintiu,
Écrivain et productrice, Télévision roumaine.
Voila un
résumé du texte que j'ai présenté dans cette conférence :
Les volets
d’une expérience personnelle : faire découvrir aux autres la beauté
d’une meilleure compréhension entre des cultures et des peuples
différents
Il n’y a pas peut être un endroit plus approprié, plus propice pour
l’accueil d’un grand débat sur la tolérance, la bonne coexistence
des gens de toutes cultures et religions, que Fès berceau des
cultures vivant en cordialité et tolérance, ville impériale qui fut
pendant plusieurs siècles une capitale politique et intellectuelle
du Maroc, et est devenue un centre de rencontres et d'échanges
culturelles, spirituelles.
C’est de mon expérience personnelle et professionnelle ainsi que du
profond de mon cœur que j’ai tiré les pensées suivantes, qui
viennent soutenir l’idée que il y une diplomatie comme métier, qui
approche les peuples et qui est présente a la rencontre des
cultures, mais celle-ci doit être toujours soutenue par l’autre
diplomatie, celle de la culture et de la religion, essentielle dans
tous les temps.
Car dans mon trajet professionnel il y a des choses qui
s’entrecroisent :
La diplomatie, comme activité : d’abord j’ai été en poste comme
diplomate a Paris, en représentant mon pays, la Roumanie.
Et comme écrivaine, journaliste, réalisatrice de télévision et
représentante des organismes non gouvernementaux j’ai peaufiné les
choses apprises dans la première hypostase pour obtenir des
résultats un peu plus visibles, dans les autres.
Je viens donc d’un pays chrétien- on dit d’un peuple né chrétien, il
y a presque deux mille ans et un peuple d’origine latine , qui a
défendu sa langue latine sur son territoire , mais situé entre des
peuples slaves , et également son christianisme est divisé : une
partie des roumains sont de rit orthodoxe, une autre, de rit
catholique ou protestant.
Pendant les dictatures, d’abord stalinienne après la deuxième guerre
mondiale, après pendant la dictature communiste jusqu’en 1989, la
religion a été constamment écartée, pas interdite complètement mais
mis a coté et quand la situation se présentait, les églises étaient
détruits sous les coups de bulldozers en faveur des constructions
gigantesque.

Une infime population musulmane a résisté pendant tout ce temps,
particulièrement dans la région de sud -est, nommé Dobrogea, au bord
de la mer Noire. Cette population a gardé sa foi pendant des siècles
et maintenant elle est dans la situation de reconstruire ses
mosquées et de reconstituer les traces de son histoire.
D’origines tartares ou turques, les croyants d’ici sont citoyens
roumains de souches, nés pendant des générations dans les villes de
Medgidia, Constanta, Murfatlar ou Tuzla.
Il y a, en même temps d’autres musulmans arrivés avant le changement
de régime politique de 1989, pendant l’époque socialiste de
Ceausescu, celui qui, malgré ses grandes fautes, (sanctionnées
pourtant trop dur par l’histoire récente, par des jugements placées
dans les mains de ses ennemis de longue date)
et malgré son incompréhensions envers son propre peuple,
il a agit et aussi il a bâti d’une manière très intelligente
l’ouverture européenne vers les peuples musulmans, vers les pays
maghrébins en évoquant ici les relations traditionnelles et de grand
profondeur avec le Royaume du Maroc , d’autres pays maghrébins,
ainsi qu’ avec les palestiniens, le Liban, la Jordanie, les pays du
Golf, et d’autres pays arabes et musulman.
Les nouveaux arrivés en Roumanie, de croyance musulman étaient en
général des étudiants qui sont restés après leurs études
universitaires- la plupart supportées intégralement par l’état
roumain, qui a financée a l’époque des dizaines des milliers des
bourses d’études dans des nombreux domaines formant des ingénieurs,
des médecins ,des pharmaciens, des mathématiciens , des physiciens ,
des chimistes ,des bourses accordées aux étudiants arabes de tous
les pays arabes et d’Afrique .
Normalement, ces étudiants, soit qu’il sont revenus dans leurs pays,
pour exercer leurs métiers et occuper une place d’une certaine
importance dans leurs sociétés, soit qu’il sont restés en Roumanie,
ont été, en effet, des vrais ambassadeurs qui pourraient témoigner
d’un climat de tolérance et d’une possibilité de se faire remarquer
dans un pays situé dans la région du centre de l’Europe.
Je crois que la plaidoirie la plus convaincante de nos jours est le
fait que le médecin palestinien, le chef des équipes de sauvetage et
d’urgence médicale de type SAMU en Roumanie, le docteur Raed Arafat
, qui est aujourd’hui ministre secrétaire d’état pour la santé .
Les autres, des milliers qui sont retournés dans leur pays en
utilisant leur connaissances pour faire avancer leurs pays, j’ai eu
parfois l’occasion de les rencontrer, ici même, au Maroc- quand je
suis venue faire un reportage, j’ai rencontré les fils de la famille
Kossir d’Ifrane, cinq d’entre eux qui ont fait leurs études, tous,
dans les centres universitaires, en Roumanie.
Je crois toujours que l’exemple pratique, la vérité des choses, la
vie réelle, donne une plus grand force aux idées élaborées :
exprimes, au concepts théoriques.
Après le changement politique et la chute du rideau de fer, beaucoup
de citoyens d’origine magrébine, arabe en général, mais aussi des
kurdes et d’autres citoyens de croyance musulmane sont venus dans la
région des Carpates et du Danube.
Ils ont créé des entreprises, ils se sont lancés dans les affaires.
C’est intéressant que, la Roumanie n’a pas ete pour eux un pays
simplement de passage vers un objectif disons précis d’arriver dans
l’ouest de l’Europe. Ils sont restés pour construire leurs carrières
et mener leur vie.
C’est l’un des sujets qui m’ont intéressée, pour réaliser des
documentaires sur leur vie, sur les petits communautés arabes de
Bucarest et sur leurs associations celles qui ont essayée, chacune
de leur cotée de rassembler les gens autour d’une idée, autour d’une
mosquée.
Ce n’est pas facile, les axes d’action sont différents, et ceux qui
ont crée leurs mosquées viennent des différents cultures et
coutumes.
Il ne faut pas aussi minimaliser les dissensions.
Il y une branche de musulmans traditionnels qui sont représentés
également auprès des autorités car le culte musulman est protége par
la loi des Cultes et représente auprès du Ministère de la culture,
patrimoine et des cultes.
Parfois, l’absence des papiers nécessaires pour construire des
mosquées, devient l’objet d’une obstruction faite exactement par le
représentant du culte musulman, nomme le Mufti.
La personne du Mufti comme dirigeant du culte musulman provient
exclusivement de la population considérée comme « minorités
nationales » par la Constitution, ceux qui ont un député représenté
au Parlement.
Les minorités reconnues, ça veut dire que sont des gens qui vivent
sur le territoire nationale depuis une période assez longue.
Donc ce n’est pas encore le cas des arabes.
Il se passe que la reconnaissance des différents imams sortis des
différentes écoles de pensée et de croyance, souvent non reconnu par
les musulmans qui sont déjà des citoyens roumains de souches
d’origine tartare, turque et parfois dans la dernière période,
tsiganes ou roms, devienne difficile ou parfois,est tout simplement
empêchée.
Donc les choses ne sont pas parfaites et il s’agit des démarches
nécessaires à faire.
J’ai vu de mes propres yeux, récemment, une démarche qui tient de la
diplomatie religieuse et culturelle en même temps. Et j’ai fait un
documentaire a ce sujet : l’arrivée de l’Archevêque Theodossios
(Hanna) of Sevastia de Patriarcat Grec orthodoxe de Jérusalem a
Bucarest, connu pour son engagement vigoureux pour la défense des
Palestiniens et pour l’union des chrétiens et des musulmans.
Il a notamment rappelé qu’en Palestine, il ne s’agit pas seulement
d’une lutte musulmane, mais que 50 000 chrétiens demeurent dans les
territoires occupés et qu’ils luttent pour leurs droits aux côtés de
leurs compatriotes musulmans.
Il s’est déclare « attristé par la diminution des chrétiens sur le
territoire palestinien ».
Je travaillais à l’époque pour un documentaire ayant comme sujet les
traces des arabes chrétiens dans l’histoire et l’architecture
religieuse de Roumanie.
L’une des plus belle et intéressantes églises de Bucarest, nommée
Saint Spiridon Le Vieux, située au coeur de la Ville a été
d’ailleurs construit au XIX siècle par le Patriarche d’Antioche et
appartenait aux croyants arabes la plupart syriens qui vivait la
bas. En plus l’écriture sur le fronton de l’église et sur les icônes
chrétiens était en arabe.
ça a été le déclic d’un documentaire qui m’a donne la possibilité de
possibilité et de discuter largement avec l’Archevêque- venu au nom
du christianisme au plus grand niveau, en rencontrant le Patriarche
de l’église orthodoxe Roumaine, il s’est entretenu avec tous les
arabes dans le centre créé par eux a Bucarest et a Cluj-Napoca , en
donnant des conseils sur la tolérance et la façon de se comporter
pour honorer la qualité de leur appartenance dans un espace
accueillant comme est la Roumanie, pays de l’Union Européenne.
D’ailleurs, j’ai vu récemment comme L’archevêque de Sevastia, du
Patriarcat orthodoxe grec de Jérusalem, Atallah Hanna, a appelé les
églises du monde à intervenir en urgence pour empêcher l'entité
sioniste d'effacer les aspects historiques de la chrétienté dans le
village palestinien "Eïn Karem" à l'ouest de la ville occupée d'al-Qods.
Sa lutte est loin d’être termine. Donc, pour moi, les films que j’ai
réalisés ont été le moyen de voir en pratique cette diplomatie de la
culture de la religion.
Car chaque film m’a fait rencontrer des gens intéressants et une
problématique de profondeur. C’est ça que j’ai présenté a mes
compatriotes, a un publique intéressé plutôt par ses propres besoins
et se propres douleurs qui le déchirent a présent.
Donc j’ai réalisé une série de documentaires « Les Lumières de
l’Islam » avec des sujets différents, comme : la différence entre
les shiites et les sunnites , l’existence de l’Islam en Europe, le
soufisme , l’héritage spirituel de Jalaludin Rumi et L’Islam en
Roumanie.
Les tournages a Paris m’ont offert la chance de rencontrer de
nouveau de spécialistes dans le domaine : comme le professeur
Charles Saint Prot, l’auteur d’un livre mémorable sur l’Islam, ou de
Monsieur Chems - Eddine Hafiz , Délégué général du Conseil général
du Culte Musulmane en France . J’ai diffusé également l’interview
avec lui sur la Télévision Nationale et je l’ai publié après, dans
la prestigieuse revue « La Géopolitique », en Roumain, car il
explique la façon de s’organiser des musulmans en France et donne
des bons conseils aux musulmans de Roumanie et d’autres pays
européennes, du sud est de l’Europe.
Voila comme des exemples concrets viennent donner une forme à mes
approches sur un thème si généreux comme celle de l’Alliance des
civilisations et de la diversité culturelle.
Cette rencontre entre des expériences différentes et des cultures
différentes peut seulement nous enrichir, nous rendre plus généreux
et plus attentif au concept de l’altérité, dans un monde qui a
besoin de paix et du respect.
Forum de Fès , le 5 Décembre 2010
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