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Cleopatra Lorintiu « Libye »
Toutes nos pensées et
notre solidarité pour le peuple libyen qui est en train de
gagner la lutte contre l’une des plus longues, dures et absurdes
dictatures du monde.
C’est une honte la poigne sanglante avec laquelle le colonel
Kadhafi réprime les manifestants. Le régime libyen est
aujourd'hui contesté par la rue et la victoire est imminente.(
février 2011)
Le baptême du désert
Je n’avais pas pu écrire pendant la nuit froide et ample passée dans le désert,
quand la lumière de la lune et les silhouettes des rochers dessinaient un décor
troublant.

Ni pendant la galère de centaines de kilomètres, dans les sables sous la
fascination provocatrice de l’aventure, en allant vers un endroit mystérieux
situé pas loin du point de tangence entre l’Algérie, la Libye et le Niger. Je ne pouvais pas écrire entre les fascinantes ruines de l’ Empire Romain au
bord de la Méditerranée , à Leptis Magna sous l’arche somptueux de Septimius
Severus ni devant la Gorgone en pierre, dans le cirque antique qui me poussait
vers des pensées assez effrayés sur les temps des cruautés .
Les pierres, ces témoins silencieux de l’expansion et de la déchéance de
l'empire romain.
Visiter la Libye, ça ne semblait pas facile.
Notre groupe de journalistes internationaux partait avant le jour de l’an,
invité par la compagnie de tourisme libyenne N Tours qui avait un bureau de
voyage en France et par le ministre du Tourisme, dans un effort d’ouverture
libyenne.
Mais, je dois avouer ,le jour même quand j’ai donné mon passeport à Monsieur
Shibani , à Paris, pour les formalités de visas, j’avais pas de tout dans ma
tête la dimension du voyage, dans lequel j’étais inclus par l’amabilité de notre
collègue égyptien Khaled al Zagloul, qui travaillait à l’époque pour « Al Ahram
» . **
Vraiment, je n’oublierai jamais le groupe des journalistes partis de l’aéroport
d’Orly vers Tripoli.(on se connaissaient à peine...)
La destination finale était les monts d’Akakus . Avec leurs dessins rupestres,
si éloignés au Sahara, ils représentaient pour moi un rêve.
Ces dessins millénaires représentent des scènes de vie : on reconnaît des
vaches, des girafes, des femmes et des hommes, mais il y a des formes indécises,
difficilement à interpréter.
En même temps ses formes représentent des choses « vu » par celui qui a peint,
ou des façons de décrire des incompréhensibilités pour eux , mais qui existaient
quand même… On découvre les passages d’ergs, des dunes et des pistes dans le
rocher, les peintures de Takhaknouri In Ashal, Oued Techouinal
et Oued In
Taharan.
Le carnet de voyage … ça serra pour une autre fois parce que pendant le voyage
(trop dense d’ailleurs !!!) je n’ai rien écrit.
C’était pour la première fois que les mots étais impuissants : je vivais, tout
simplement.

Les idées restaient dans ma tête comme des possible chapitres pour des notes de
voyage que j’écrirai beaucoup plus tard. Les voilà :
Un état d’esprit devant le désert,
La nuit à belle étoile passée au bivouac, autour du feu
Les amitiés liés dans des conditions difficiles de route :
Les acrobaties du 4x4, exécutés par notre chauffeur libyen
Ghadamès, ancienne ville labyrinthique, une sorte de boule de sentiers étroites
avec des petites maisons en argile, et l’impression de
l’ irréelle.
La course de chameaux dans le désert, et nous, fatigués, en attendant jusqu'à
l’arrivée du vainqueur, dans le sable, à Ghizra.
Et la route, toujours la route, rien d’autres que du sable et tout d’un coup
le petit délice d’un bout de plante : des petites « courge turban » jaune vert,
minuscules, égarés dans le sable.

Une possible histoire des colonisations et des luttes : les phéniciens, les
grecques, les romains, les arabes, les turques, les italiens, tous ont voulu et
occupé à la fois ce bord de la mer : Quoi d’autre que la richesse qui les
attirait et également, la position stratégique.
Les Touaregs, « les hommes bleu », voyageurs, des êtres errants, mystérieux sur
les chameaux…
Ghat, avec son festival de coutumes folkloriques, des gens qui portaient des
vêtements traditionnels venus d’Algérie et du Niger.
Après
le désert, le retour vers la Méditerrané, des centaines de kilomètres, parcourus
en voiture. On était de retour, vers Leptis Magna, une si fleurissante ville à
l’époque des Romains, (Septimius Severus y naquit d’ailleurs et pour vaincre
l’inhospitalité des cotes, a ordonné d' importants travaux d’aménagement
portuaire).
Le quartier du port, les vestiges, les ruines qui évoquent la somptuosité
d’antan. C’est impressionnant comment cette cité a conservé tant d’installations
de l’époque romaine !
Les trois arches monumentales donnent la dimension de la ville d’antan : celui
de Septimus, de Tiberius et de Trajan.
Après, c’est l’ancien grand Forum Romain qui impose : le marché, la basilique et
le théâtre, preuve impressionnante de l’architecture romaine ;
Pour être sincère je n’ai jamais vu un site romain si bien conservé, si
impressionnant par des édifices d’une grandeur pareille.
Tout, y compris le temple d’Auguste, les thermes d’Adrien, fait la démonstration
de l’importance exceptionnelle de Leptis Magna dans la vie de l’Empire Romain.
Il me reste dans la mémoire l'adage :« Le premier thé est amer comme la vie, le
second est fort comme l’amour et le dernier est doux comme la mort ».
(Libye, un carnet de voyage pas encore écrit) .
La fascination des peintures rupestres : les spécialistes les ont groupé dans
trois périodes :
Période des Têtes rondes (-8500 à -5500) : surtout dans le Tassili N'Ajjer,
personnages schématiques à têtes rondes, corps ocre cerné d'un liseré ocre
foncé.
Période bovidienne (-5500 à -1500) : Pasteurs de Uan Amil (-5500 à -4000) la
plupart des scènes pastorales où les personnages arborent tous une épaisse mèche
de cheveux sur l'avant de la tête .Pasteurs de Tin'Anneuin (-4000 à -1500) :
personnages longilignes au nez proéminent et au front fuyant, corps de face,
tête et pieds de profil, portant souvent une cape.
Période dernière (-1500 à 0) : personnages schématisés comme un diabolo, tête
en bâtonnet sur un tronc triangulaire repris par une "jupe" elle aussi
triangulaire et de même taille. Thème favori : chasse au mouflon avec des
chiens.
Et les petits "ovni" bizarres, les navires volantes avec des hublots qui sont près
de décollage ou viennent justement de se poser sur la terre? Regardez l'image a
droite sur la photo... c'est un ovni, un œil , une section transversale sous le
microscope? Que croyez vous ?
Décembre 2003 - Janvier 2004.Cleopatra Lorinţiu :
La Libye : quand les ambitions géostratégiques arrivent à embellir la réalité
dans le terrain. (pour la revue Géopolitique, mai,2010)
La Libye- une dictature ridicule par certaines cotés ?
Je sais que le terme de ridicule n’est pas du tout approprié aux analyses
géopolitiques, mais je n’arrive pas m’empêcher d’observer cet aspect,
contrariant : tout le monde parle de la politique de ce pays comme d’un
spectacle, avec des aspects certainement loufoques, n’empêche que, les grands «
acteurs internationaux » arrivent a se faire prendre dans le jeu du Colonel
Kadhafi, de se soumettre parfois a ses règles, de jouer le jeu…
On dit à ces moments-là, qu’il s’agit d’une fine diplomatie.
Ce régime dinosaure nous faisait penser à Castro mais les
différences après la tombée du mur et le démantèlement du régime communiste
mondial, est énorme.
Quel rôle peut jouer cet état dans une Afrique harcelée par des
énormes intérêts, trop riche en matières premières pour être libre, trop pauvre
en réalité pour donner aux gens le droit a une existence digne, trop détruite
par des guerres qui ont des sous textes particulièrement économiques et
stratégiques, dans des contextes très sanglants auxquels s’ajoutent l’influence
des humeurs locales ?
Une sorte de normalisation
Les relations de la Libye avec certains pays occidentaux sont
entrées dans une nouvelle phase depuis que la Libye, au début des années 2000, a
redéfinie sa politique vis-à-vis de la communauté internationale.
Pour la
France, par exemple cette normalisation s’est traduite notamment le 9 janvier
2004 par un accord politique qui a permis d’indemniser la plupart des ayants
droit de l’affaire UTA.
La visite officielle du Président Chirac (24-25 novembre
2004), en Libye, la première d’un chef d’État français depuis l’indépendance de
la Libye, est venue confirmer le souci des deux parties de « jeter les bases
d’une relation renouvelée ».( source : Ministère Français des Affaires
Étrangères).
L’UE s’est impliquée aussi dans la célèbre affaire des infirmières
bulgares et du médecin palestinien. Les négociations ont permis leur libération
et cette avancée a levé le dernier obstacle qui entravait la normalisation
complète des relations franco-libyennes, ouvrant la voie au voyage du Président
de la République Nicolas Sarkozy, à Tripoli le 25 juillet 2007.
La visite à Paris du Colonel Kadhafi du 10 au 15 décembre 2007 a
consacré le renforcement des relations bilatérales. Ces visites croisées ont
permis d’ouvrir et de développer de nombreux champs de coopération tels que la
coopération culturelle, le nucléaire civil, l’agriculture ou la défense. Et la
France est seulement un exemple de soit disant « normalisation » des relations
de la Libye avec l’Europe. La question qui se pose et implicite : Pourquoi tous
ces pays sont si préoccupés par la normalisation avec la Libye ?
"Le Roi des rois traditionnels d'Afrique "
On se rappelle que l’année dernière (février 2009), le dirigeant
libyen Mouammar Kadhafi a été élu lors du sommet d’Addis Abeba à la tête de
l'Union africaine (UA) pour une année. Lui exigeait se faire appeler "roi des
rois traditionnels d'Afrique. »
Bien que sa volonté d'instaurer un "gouvernement de
l'Union"qui conduisant à des "États-unis d'Afrique" a effrayé bon nombre de
chefs d'État du continent, ceux-ci l'ont élu, essentiellement pour des questions
d'équilibres régionaux.
( Ce qu’on invoque comme « raisons de géostratégie » prends en Afrique al forme
des « question d'équilibres régionaux. ») Selon la règle de l'Union Africaine,(UA)
la présidence revenait en 2009 à l'Afrique du Nord, après l'Afrique de l'Est.
Kadhafi était le seul dirigeant de sa région présent à Addis Abeba.
D’autres
pays avaient tenté en vain de promouvoir une présidence d'Afrique australe. Il
faut d’ailleurs remarquer l’opposition claire que d’autres chefs ont manifesté
mais aussi des représentants des ONG comme l’ONG congolais « Rencontre pour la
paix et les droits de l'Homme (RPDH » qui a souligné que l’UA donne "un mauvais
message" car Kadhafi "exerce un pouvoir autoritaire dans son pays".
Dans son discours d'adieu, son prédécesseur à la présidence
de l'UA, le Tanzanien Jakaya Kikwete, a invité les chefs d’état à se consacrer
davantage au développement économique "pour nous libérer de la honte qui est la
nôtre d'être le continent le plus pauvre du monde. Nous consacrons beaucoup trop
de temps à régler les conflits ou les partages de pouvoir entre nos
politiciens". (Le thème officiel du sommet a été "développement des
infrastructures".
Les chefs africains ont débattu à huis clos pendant une dizaine d'heures
uniquement sur le "gouvernement de l'Union" si cher à Mouammar Kadhafi.
Mais les dirigeants ont convenu de changer le nom de la Commission, organe
exécutif de l'UA, en l'appelant "autorité africaine" qui selon Jakaya Kikwete,
ouvre la voie à "une institution avec un mandat plus fort, de plus fortes
capacités, qui nous dirige vers l'objectif du gouvernement de l'Union".
Mais l’opposition a été inutile ,on remarque au mois que les organisations des
droits de l’homme se sont manifesté : "L'Afrique a besoin d'un homme capable de
régler ses problèmes avec pragmatisme (...) ce qui intéresse Kadhafi, c'est le
pouvoir", selon le président du Forum des organisations nationales des droits de
l'Homme (fonad) en Mauritanie, Sarr Mamadou.
"Il a une conception condamnable de la démocratie. Il estime qu'il faut écraser
l'opposition", a affirmé l'opposant burkinabé Hermann Yaméogo. Pour le président
du Mouvement burkinabé des droits de l'Homme et des peuples (MBDHP) Chrysogone
Zougmoré, cette élection "peut l'aider à s'assagir".
(Selon des sources concordantes, le Guide de la Jamahiriya libyenne avait déjà
fait passer à ses pairs un message demandant à être désormais officiellement
appelé "roi des rois traditionnels d'Afrique., Il était d'ailleurs accompagné au
sommet par sept "rois" en costume traditionnel chamarré parfois couvert de métal
brillant. )
Après son élection, Kadhafi " a espéré que son mandat serait un temps de
travail sérieux et pas seulement de mots", insistant sur la nécessité "de
pousser l'Afrique en avant vers les États-unis d'Afrique". Les résultats de
cette année sont bien visibles. Les raisons de fierté ont étaient plus fortes
que d’autres.
Dernière confrontation
Un événement très médiatisé a réussi à faire éclairer la capacité de la Libye
d’aujourd’hui de fragiliser même les relations diplomatiques entre des pays
européennes.
La Libye a décidé de suspendre, février dernier, la délivrance de visas aux
ressortissants des 25 pays de l'espace Schengen et d'empêcher l'accès de leur
territoire aux titulaires de visas en cours de validité.
Cette décision a été prise en réponse à la politique de restriction de visas
Schengen menée par la Suisse contre le clan Kadhafi, tout cela sur fond de
vexations dues à l'arrestation du fils Hannibal Kadhafi par la Suisse, pour »
des mauvais traitements contre ses domestiques » dans la Confédération, le 15
juillet 2008.
La Libye devient petit à petit, maintenant, la pomme de la discorde
entre les pays européens. (Le conflit avec un sous texte totalement personnel
arrive a envenimer les relations diplomatique). On a même dit que l'UE « marche
sur des œufs » depuis que Tripoli ne délivrait plus de visas aux ressortissants
de l'espace Schengen. Les soutiens européens à la Suisse étaient de moins en
moins vocales… La France a assuré qu'elle va soutenir la Suisse... mais pas
trop.
Bernard Kouchner, le ministre des Affaires étrangères, en présence de son
homologue italien en faisant allusion à la politique suisse de restriction de
visas Schengen contre le clan Kadhafi, s'est montré hésitant: "Cette politique
un tout petit peu trop déterminée (de la Suisse n.n.) ne va conduire à rien.
Nous assurons la Suisse de notre solidarité mais nous sommes aussi concernés."
Franco Frattini a d’ailleurs surenchéri:
"On ne peut pas prendre en otage 25 pays de l'espace Schengen à cause d'un
problème entre la Suisse et la Libye."
C’est quand même impressionnant comment l’attitude de Kadhafi a réussi à semer
du venin dans les relations européens.
Bernard Kouchner s'est montré encore moins conciliant quelques heures plus tard
en ironisant : « Voilà la Suisse membre de l'Union européenne... ». Pour
finalement conclure qu'il refusait de trancher entre "nos amis suisses et nos
amis libyens" .
En effet, depuis fin 2008, les relations one été de plus que
tendues entre les Suisses et les Libyens. La brève arrestation du fils Kadhafi à
Genève pour faits de violence, la publication surtout de ses photos judiciaires,
ont été le point de départ d'une querelle qui semblait enfin se calmer grâce à
l'intervention de l'Union. Le point culminant du conflit qui durait depuis des
mois entre Berne et Tripoli a eu des aspects de « série B » : en ce temps la,
deux chefs d'entreprise suisses ont été littéralement pris en otage en Libye,
150 libyens ont été placés sur une liste noire suisse, qui selon les règles de
l'espace Schengen, doit être appliquée par tous les États membres, et les
ressortissants de cet espace Schengen ont été interdits sur le territoire
libyen. Il y étaient des voix plutôt agacé de voir la Suisse entraîner toute
l'Union Européenne dans un conflit qui n'était que bilatéral.
L'Italie et Malte notamment demandaient un changement des textes européens pour
éviter qu'un pays puisse imposer, sans consultation préalable, une liste noire
de personnes indésirables.
A un certain moment c'était toute l'Europe qui ne pouvait plus se rendre en
Libye, ou pire, en sortir.
Les voyages d'affaires, d’autres événements ont été suspendus jusqu'à nouvel
ordre. La situation a eu le don d'irriter les puissances européennes.
De nouveau, Franco Frattini a qualifié la Suisse de "preneuse d'otage" de
l'espace Schengen.
"C'est le monde à l'envers, a répliqué Arthur Grosjean, à quoi joue la France?
Est-elle aussi avide de contrats libyens comme les Italiens pour qu'elle caresse
pareillement Kadhafi dans le sens du poil en chargeant la Suisse dans l'affaire
des otages? Les déclarations de Bernard Kouchner sont tout simplement
indécentes. Rappelons que deux Suisses ne peuvent pas quitter Tripoli depuis
plus d'un an. Et que fait le ministre français? Il parle d'une prise d'otage...
suisse. La victime devient agresseur."( La Tribune de Genève)
Pourquoi j’ai évoqué cette histoire assez récente et genre « people » et non pas
de géopolitique ?
Parce qu’il parait que les cartes sont dans la main de Kadhafi.
Et si on jette un coup d’œil sur les relations économiques, il faut qu’on prenne
le même exemple :la relation France Lybie, voila : « Marqués par un déficit
commercial structurel, les échanges commerciaux entre la France et la Libye
fluctuent assez fortement d’une année à l’autre : les importations françaises
c’est pour plus de 99% composées d’hydrocarbures ;les exportations évoluent en
fonction des grands contrats, le commerce courant ne joue qu’un rôle marginal.
Les investissements français en Libye sont en cours de diversification, tout en
étant principalement orientés vers le secteur pétrolier. L’Accord
d’encouragement et de protection réciproque des investissements (API) a été
signé le 19 avril 2004 et est désormais en vigueur. La convention fiscale de non
double imposition est entrée en vigueur le 1er juillet 2008. »
C’est seulement quand Kadhafi a voulu reconnaître les coulabilités des attaques
terroristes, et c’est quand il a désiré que les relations se « normalisent »avec
certaines pays que les faits ont pris une certaine direction. ( à la suite de la
décision de la Suisse d’abroger les mesures d’interdiction d’entrée et de
transit dans l’espace Schengen à certaines catégories de ressortissants libyens,
le différend sur les visas survenu entre l’Union européenne et la Libye ait pris
fin. le 29 mars 2010.)
A cause de son pétrole, la Libye peut aujourd’hui, jouer fort. Dans une
dictature qui excelle par ses cotés hilares, tout est possible mais dans ces
cas, les pays occidentaux oublient facilement « les droits de l’homme ».
D’autres expression de l’ambition d’une politique extérieure très
contradictoire: la relation avec le Tchad. Kadhafi ne cache pas son désir que
ses médiations fassent également avancer ses ambitions géostratégiques.
Depuis l’arrivée au pouvoir de Mouammar Kadhafi en 1969, la Libye est devenue le
voisin le plus important du Tchad. Les efforts de Kadhafi au Tchad ne l’ont que
partiellement aidé à améliorer son image internationale et ont renforcé
l'impression que la politique étrangère libyenne reste contradictoire.
« Au Tchad, Kadhafi fournit les moyens financiers et politiques de la stratégie
de Déby de cooptation des opposants, grâce à des postes et de l’argent,
entravant ainsi toute réforme interne sérieuse qui pourrait éventuellement
conduire le pays à sortir de sa longue crise politique. Un engagement politique
menant à des réformes structurelles nécessaires à la stabilisation du Tchad
permettrait cependant à la Libye de capitaliser sur ses efforts de médiation,
tout en gardant son influence régionale ».(d’après International Crisis Group
2010 )
D’ailleurs j’ai eu la possibilité de voir sur le terrain
comment ça fonctionne le système parce que, peut temps après « l’ouverture »,
Kadhafi a permis la visite (évidement dirigée , accompagnée et très surveillée
d’un group des journalistes internationaux,on étaient une vingtaine :
britanniques, autrichiens, chinois, français et des journalistes de plusieurs
pays arabes comme la Tunisie, le Maroc et le Bahreïn, entre le 27 décembre 2003
et 5 janvier 2004, par coïncidence le jour du tragique événement de Charm el
Cheikh ).
J’ai participé a ce déplacement (adoptée dans la délégation
française ! ) et j’ai vu de mes propres yeux le mécanisme paradoxale du
fonctionnement du pays, un sorte de propagande très bizarre en mélangent la
mégalomanie et le mépris, des objectifs exactes et une désordre inoubliable dans
la manière d’y faire. Ce qui nous prouve qu’en Lybie les ambitions
géostratégiques arrivent à embellir la réalité dans le terrain.
(la suite, dans le numéro de la revue"Géopolitique" )
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