Cleopatra Lorintiu  
 
 

    

     
 
Cleopatra Lorintiu est écrivain, poète, journaliste, chroniqueuse, éditrice, productrice, réalisatrice TV, grand reporter et ex diplomate
   
 
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Cleopatra Lorintiu « Libye »

Toutes nos pensées et notre solidarité pour le peuple libyen qui est en train de gagner la lutte contre l’une des plus longues, dures et absurdes dictatures du monde.
C’est une honte la poigne sanglante avec laquelle le colonel Kadhafi réprime les manifestants. Le régime libyen est aujourd'hui contesté par la rue et la victoire est imminente.( février 2011)


 

Le baptême du désert

Je n’avais pas pu écrire pendant la nuit froide et ample passée dans le désert, quand la lumière de la lune et les silhouettes des rochers dessinaient un décor troublant.
Rochers Akakus Libye - Cleopatra Lorintiu.com     ©2005
Ni pendant la galère de centaines de kilomètres, dans les sables sous la fascination provocatrice de l’aventure, en allant vers un endroit mystérieux situé pas loin du point de tangence entre l’Algérie, la Libye et le Niger. Je ne pouvais pas écrire entre les fascinantes ruines de l’ Empire Romain au bord de la Méditerranée , à Leptis Magna sous l’arche somptueux de Septimius Severus ni devant la Gorgone en pierre, dans le cirque antique qui me poussait vers des pensées assez effrayés sur les temps des cruautés .

Les pierres, ces témoins silencieux de l’expansion et de la déchéance de l'empire romain.

Visiter la Libye, ça ne semblait pas facile.
Notre groupe de journalistes internationaux partait avant le jour de l’an, invité par la compagnie de tourisme libyenne N Tours qui avait un bureau de voyage en France et par le ministre du Tourisme, dans un effort d’ouverture libyenne.

Mais, je dois avouer ,le jour même quand j’ai donné mon passeport à Monsieur Shibani , à Paris, pour les formalités de visas, j’avais pas de tout dans ma tête la dimension du voyage, dans lequel j’étais inclus par l’amabilité de notre collègue égyptien Khaled al Zagloul, qui travaillait à l’époque pour « Al Ahram » . **Dessin rupestre les monts Akakus Libye - Cleopatra Lorintiu.com © 2005

Vraiment, je n’oublierai jamais le groupe des journalistes partis de l’aéroport d’Orly vers Tripoli.(on se connaissaient à peine...)

La destination finale était les monts d’Akakus . Avec leurs dessins rupestres, si éloignés au Sahara, ils représentaient pour moi un rêve.

Ces dessins millénaires représentent des scènes de vie : on reconnaît des vaches, des girafes, des femmes et des hommes, mais il y a des formes indécises, difficilement à interpréter.

En même temps ses formes représentent des choses « vu » par celui qui a peint, ou des façons de décrire des incompréhensibilités pour eux , mais qui existaient quand même… On découvre les passages d’ergs, des dunes et des pistes dans le rocher, les peintures de Takhaknouri In Ashal, Oued Techouinal et Oued In Taharan.

Le carnet de voyage … ça serra pour une autre fois parce que pendant le voyage (trop dense d’ailleurs !!!) je n’ai rien écrit.
C’était pour la première fois que les mots étais impuissants : je vivais, tout simplement.

Les idées restaient dans ma tête comme des possible chapitres pour des notes de voyage que j’écrirai beaucoup plus tard. Les voilà :

Un état d’esprit devant le désert,
La nuit à belle étoile passée au bivouac, autour du feu
Les amitiés liés dans des conditions difficiles de route :
Les acrobaties du 4x4, exécutés par notre chauffeur libyen

Ghadamès, ancienne ville labyrinthique, une sorte de boule de sentiers étroites avec des petites maisons en argile, et l’impression de
l’ irréelle.

La course de chameaux dans le désert, et nous, fatigués, en attendant jusqu'à l’arrivée du vainqueur, dans le sable, à Ghizra.

Et la route, toujours la route, rien d’autres que du sable et tout d’un coup le petit délice d’un bout de plante : des petites « courge turban » jaune vert, minuscules, égarés dans le sable.
avec notre_chauffeur lybien akakus - Cleopatra Lorintiu
Une possible histoire des colonisations et des luttes : les phéniciens, les grecques, les romains, les arabes, les turques, les italiens, tous ont voulu et occupé à la fois ce bord de la mer : Quoi d’autre que la richesse qui les attirait et également, la position stratégique.

Les Touaregs, « les hommes bleu », voyageurs, des êtres errants, mystérieux sur les chameaux…

Ghat, avec son festival de coutumes folkloriques, des gens qui portaient des vêtements traditionnels venus d’Algérie et du Niger.

 



Arc Leptis Magna Libia-Cleopatra Lorintiu.comAprès le désert, le retour vers la Méditerrané, des centaines de kilomètres, parcourus en voiture. On était de retour, vers Leptis Magna, une si fleurissante ville à l’époque des Romains, (Septimius Severus y naquit d’ailleurs et pour vaincre l’inhospitalité des cotes, a ordonné d' importants travaux d’aménagement portuaire).

Le quartier du port, les vestiges, les ruines qui évoquent la somptuosité d’antan. C’est impressionnant comment cette cité a conservé tant d’installations de l’époque romaine !

Les trois arches monumentales donnent la dimension de la ville d’antan : celui de Septimus, de Tiberius et de Trajan.

Après, c’est l’ancien grand Forum Romain qui impose : le marché, la basilique et le théâtre, preuve impressionnante de l’architecture romaine ;

Pour être sincère je n’ai jamais vu un site romain si bien conservé, si impressionnant par des édifices d’une grandeur pareille.

Tout, y compris le temple d’Auguste, les thermes d’Adrien, fait la démonstration de l’importance exceptionnelle de Leptis Magna dans la vie de l’Empire Romain.


Il me reste dans la mémoire l'adage :« Le premier thé est amer comme la vie, le second est fort comme l’amour et le dernier est doux comme la mort ».

(Libye, un carnet de voyage pas encore écrit) .
La fascination des peintures rupestres : les spécialistes les ont groupé dans trois périodes :

Période des Têtes rondes
(-8500 à -5500) : surtout dans le Tassili N'Ajjer, personnages schématiques à têtes rondes, corps ocre cerné d'un liseré ocre foncé.

Période bovidienne (-5500 à -1500) : Pasteurs de Uan Amil (-5500 à -4000) la plupart des scènes pastorales où les personnages arborent tous une épaisse mèche de cheveux sur l'avant de la tête .Pasteurs de Tin'Anneuin (-4000 à -1500) : personnages longilignes au nez proéminent et au front fuyant, corps de face, tête et pieds de profil, portant souvent une cape.

Période dernière (-1500 à 0) : personnages schématisés comme un diabolo, tête en bâtonnet sur un tronc triangulaire repris par une "jupe" elle aussi triangulaire et de même taille. Thème favori : chasse au mouflon avec des chiens.

Et les petits "ovni" bizarres, les navires volantes avec des hublots qui sont près de décollage ou viennent justement de se poser sur la terre? Regardez l'image a droite sur la photo... c'est un ovni, un œil , une section transversale sous le microscope? Que croyez vous ?

Décembre 2003 - Janvier 2004.Cleopatra Lorinţiu :


La Libye : quand les ambitions géostratégiques arrivent à embellir la réalité dans le terrain. (pour la revue Géopolitique, mai,2010)


La Libye- une dictature ridicule par certaines cotés ?

Je sais que le terme de ridicule n’est pas du tout approprié aux analyses géopolitiques, mais je n’arrive pas m’empêcher d’observer cet aspect, contrariant : tout le monde parle de la politique de ce pays comme d’un spectacle, avec des aspects certainement loufoques, n’empêche que, les grands « acteurs internationaux » arrivent a se faire prendre dans le jeu du Colonel Kadhafi, de se soumettre parfois a ses règles, de jouer le jeu…

On dit à ces moments-là, qu’il s’agit d’une fine diplomatie.

Ce régime dinosaure nous faisait penser à Castro mais les différences après la tombée du mur et le démantèlement du régime communiste mondial, est énorme.

Quel rôle peut jouer cet état dans une Afrique harcelée par des énormes intérêts, trop riche en matières premières pour être libre, trop pauvre en réalité pour donner aux gens le droit a une existence digne, trop détruite par des guerres qui ont des sous textes particulièrement économiques et stratégiques, dans des contextes très sanglants auxquels s’ajoutent l’influence des humeurs locales ?


Une sorte de normalisation

Les relations de la Libye avec certains pays occidentaux sont entrées dans une nouvelle phase depuis que la Libye, au début des années 2000, a redéfinie sa politique vis-à-vis de la communauté internationale.

Pour la France, par exemple cette normalisation s’est traduite notamment le 9 janvier 2004 par un accord politique qui a permis d’indemniser la plupart des ayants droit de l’affaire UTA.

La visite officielle du Président Chirac (24-25 novembre 2004), en Libye, la première d’un chef d’État français depuis l’indépendance de la Libye, est venue confirmer le souci des deux parties de « jeter les bases d’une relation renouvelée ».( source : Ministère Français des Affaires Étrangères).

L’UE s’est impliquée aussi dans la célèbre affaire des infirmières bulgares et du médecin palestinien. Les négociations ont permis leur libération et cette avancée a levé le dernier obstacle qui entravait la normalisation complète des relations franco-libyennes, ouvrant la voie au voyage du Président de la République Nicolas Sarkozy, à Tripoli le 25 juillet 2007.

La visite à Paris du Colonel Kadhafi du 10 au 15 décembre 2007 a consacré le renforcement des relations bilatérales. Ces visites croisées ont permis d’ouvrir et de développer de nombreux champs de coopération tels que la coopération culturelle, le nucléaire civil, l’agriculture ou la défense. Et la France est seulement un exemple de soit disant « normalisation » des relations de la Libye avec l’Europe. La question qui se pose et implicite : Pourquoi tous ces pays sont si préoccupés par la normalisation avec la Libye ?

"Le Roi des rois traditionnels d'Afrique "


On se rappelle que l’année dernière (février 2009), le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a été élu lors du sommet d’Addis Abeba à la tête de l'Union africaine (UA) pour une année. Lui exigeait se faire appeler "roi des rois traditionnels d'Afrique. »
   
Bien que sa volonté d'instaurer un "gouvernement de l'Union"qui conduisant à des "États-unis d'Afrique" a effrayé bon nombre de chefs d'État du continent, ceux-ci l'ont élu, essentiellement pour des questions d'équilibres régionaux.

( Ce qu’on invoque comme « raisons de géostratégie » prends en Afrique al forme des « question d'équilibres régionaux. ») Selon la règle de l'Union Africaine,(UA) la présidence revenait en 2009 à l'Afrique du Nord, après l'Afrique de l'Est. Kadhafi était le seul dirigeant de sa région présent à Addis Abeba.

D’autres pays avaient tenté en vain de promouvoir une présidence d'Afrique australe. Il faut d’ailleurs remarquer l’opposition claire que d’autres chefs ont manifesté mais aussi des représentants des ONG comme l’ONG congolais « Rencontre pour la paix et les droits de l'Homme (RPDH » qui a souligné que l’UA donne "un mauvais message" car Kadhafi "exerce un pouvoir autoritaire dans son pays".
    Dans son discours d'adieu, son prédécesseur à la présidence de l'UA, le Tanzanien Jakaya Kikwete, a invité les chefs d’état à se consacrer davantage au développement économique "pour nous libérer de la honte qui est la nôtre d'être le continent le plus pauvre du monde. Nous consacrons beaucoup trop de temps à régler les conflits ou les partages de pouvoir entre nos politiciens". (Le thème officiel du sommet a été "développement des infrastructures".

Les chefs africains ont débattu à huis clos pendant une dizaine d'heures uniquement sur le "gouvernement de l'Union" si cher à Mouammar Kadhafi.

Mais les dirigeants ont convenu de changer le nom de la Commission, organe exécutif de l'UA, en l'appelant "autorité africaine" qui selon Jakaya Kikwete, ouvre la voie à "une institution avec un mandat plus fort, de plus fortes capacités, qui nous dirige vers l'objectif du gouvernement de l'Union".

Mais l’opposition a été inutile ,on remarque au mois que les organisations des droits de l’homme se sont manifesté : "L'Afrique a besoin d'un homme capable de régler ses problèmes avec pragmatisme (...) ce qui intéresse Kadhafi, c'est le pouvoir", selon le président du Forum des organisations nationales des droits de l'Homme (fonad) en Mauritanie, Sarr Mamadou.

"Il a une conception condamnable de la démocratie. Il estime qu'il faut écraser l'opposition", a affirmé l'opposant burkinabé Hermann Yaméogo. Pour le président du Mouvement burkinabé des droits de l'Homme et des peuples (MBDHP) Chrysogone Zougmoré, cette élection "peut l'aider à s'assagir".

(Selon des sources concordantes, le Guide de la Jamahiriya libyenne avait déjà fait passer à ses pairs un message demandant à être désormais officiellement appelé "roi des rois traditionnels d'Afrique., Il était d'ailleurs accompagné au sommet par sept "rois" en costume traditionnel chamarré parfois couvert de métal brillant. )

Après son élection, Kadhafi " a espéré que son mandat serait un temps de travail sérieux et pas seulement de mots", insistant sur la nécessité "de pousser l'Afrique en avant vers les États-unis d'Afrique". Les résultats de cette année sont bien visibles. Les raisons de fierté ont étaient plus fortes que d’autres.

 Dernière confrontation



Un événement très médiatisé a réussi à faire éclairer la capacité de la Libye d’aujourd’hui de fragiliser même les relations diplomatiques entre des pays européennes.

La Libye a décidé de suspendre, février dernier, la délivrance de visas aux ressortissants des 25 pays de l'espace Schengen et d'empêcher l'accès de leur territoire aux titulaires de visas en cours de validité.

Cette décision a été prise en réponse à la politique de restriction de visas Schengen menée par la Suisse contre le clan Kadhafi, tout cela sur fond de vexations dues à l'arrestation du fils Hannibal Kadhafi par la Suisse, pour » des mauvais traitements contre ses domestiques » dans la Confédération, le 15 juillet 2008.

La Libye devient petit à petit, maintenant, la pomme de la discorde entre les pays européens. (Le conflit avec un sous texte totalement personnel arrive a envenimer les relations diplomatique). On a même dit que l'UE « marche sur des œufs » depuis que Tripoli ne délivrait plus de visas aux ressortissants de l'espace Schengen. Les soutiens européens à la Suisse étaient de moins en moins vocales… La France a assuré qu'elle va soutenir la Suisse... mais pas trop.

Bernard Kouchner, le ministre des Affaires étrangères, en présence de son homologue italien en faisant allusion à la politique suisse de restriction de visas Schengen contre le clan Kadhafi, s'est montré hésitant: "Cette politique un tout petit peu trop déterminée (de la Suisse n.n.) ne va conduire à rien. Nous assurons la Suisse de notre solidarité mais nous sommes aussi concernés." Franco Frattini a d’ailleurs surenchéri:

"On ne peut pas prendre en otage 25 pays de l'espace Schengen à cause d'un problème entre la Suisse et la Libye."
C’est quand même impressionnant comment l’attitude de Kadhafi a réussi à semer du venin dans les relations européens.
Bernard Kouchner s'est montré encore moins conciliant quelques heures plus tard en ironisant : « Voilà la Suisse membre de l'Union européenne... ». Pour finalement conclure qu'il refusait de trancher entre "nos amis suisses et nos amis libyens" .

En effet, depuis fin 2008, les relations one été de plus que tendues entre les Suisses et les Libyens. La brève arrestation du fils Kadhafi à Genève pour faits de violence, la publication surtout de ses photos judiciaires, ont été le point de départ d'une querelle qui semblait enfin se calmer grâce à l'intervention de l'Union. Le point culminant du conflit qui durait depuis des mois entre Berne et Tripoli a eu des aspects de « série B » : en ce temps la, deux chefs d'entreprise suisses ont été littéralement pris en otage en Libye, 150 libyens ont été placés sur une liste noire suisse, qui selon les règles de l'espace Schengen, doit être appliquée par tous les États membres, et les ressortissants de cet espace Schengen ont été interdits sur le territoire libyen. Il y étaient des voix plutôt agacé de voir la Suisse entraîner toute l'Union Européenne dans un conflit qui n'était que bilatéral.

L'Italie et Malte notamment demandaient un changement des textes européens pour éviter qu'un pays puisse imposer, sans consultation préalable, une liste noire de personnes indésirables.

A un certain moment c'était toute l'Europe qui ne pouvait plus se rendre en Libye, ou pire, en sortir.
Les voyages d'affaires, d’autres événements ont été suspendus jusqu'à nouvel ordre. La situation a eu le don d'irriter les puissances européennes.
De nouveau, Franco Frattini a qualifié la Suisse de "preneuse d'otage" de l'espace Schengen.
"C'est le monde à l'envers, a répliqué Arthur Grosjean, à quoi joue la France? Est-elle aussi avide de contrats libyens comme les Italiens pour qu'elle caresse pareillement Kadhafi dans le sens du poil en chargeant la Suisse dans l'affaire des otages? Les déclarations de Bernard Kouchner sont tout simplement indécentes. Rappelons que deux Suisses ne peuvent pas quitter Tripoli depuis plus d'un an. Et que fait le ministre français? Il parle d'une prise d'otage... suisse. La victime devient agresseur."( La Tribune de Genève)

Pourquoi j’ai évoqué cette histoire assez récente et genre « people » et non pas de géopolitique ?

Parce qu’il parait que les cartes sont dans la main de Kadhafi.
Et si on jette un coup d’œil sur les relations économiques, il faut qu’on prenne le même exemple :la relation France Lybie, voila : « Marqués par un déficit commercial structurel, les échanges commerciaux entre la France et la Libye fluctuent assez fortement d’une année à l’autre : les importations françaises c’est pour plus de 99% composées d’hydrocarbures ;les exportations évoluent en fonction des grands contrats, le commerce courant ne joue qu’un rôle marginal. Les investissements français en Libye sont en cours de diversification, tout en étant principalement orientés vers le secteur pétrolier. L’Accord d’encouragement et de protection réciproque des investissements (API) a été signé le 19 avril 2004 et est désormais en vigueur. La convention fiscale de non double imposition est entrée en vigueur le 1er juillet 2008. »

C’est seulement quand Kadhafi a voulu reconnaître les coulabilités des attaques terroristes, et c’est quand il a désiré que les relations se « normalisent »avec certaines pays que les faits ont pris une certaine direction. ( à la suite de la décision de la Suisse d’abroger les mesures d’interdiction d’entrée et de transit dans l’espace Schengen à certaines catégories de ressortissants libyens, le différend sur les visas survenu entre l’Union européenne et la Libye ait pris fin. le 29 mars 2010.)
A cause de son pétrole, la Libye peut aujourd’hui, jouer fort. Dans une dictature qui excelle par ses cotés hilares, tout est possible mais dans ces cas, les pays occidentaux oublient facilement « les droits de l’homme ».

D’autres expression de l’ambition d’une politique extérieure très contradictoire: la relation avec le Tchad. Kadhafi ne cache pas son désir que ses médiations fassent également avancer ses ambitions géostratégiques.

Depuis l’arrivée au pouvoir de Mouammar Kadhafi en 1969, la Libye est devenue le voisin le plus important du Tchad. Les efforts de Kadhafi au Tchad ne l’ont que partiellement aidé à améliorer son image internationale et ont renforcé l'impression que la politique étrangère libyenne reste contradictoire.

« Au Tchad, Kadhafi fournit les moyens financiers et politiques de la stratégie de Déby de cooptation des opposants, grâce à des postes et de l’argent, entravant ainsi toute réforme interne sérieuse qui pourrait éventuellement conduire le pays à sortir de sa longue crise politique. Un engagement politique menant à des réformes structurelles nécessaires à la stabilisation du Tchad permettrait cependant à la Libye de capitaliser sur ses efforts de médiation, tout en gardant son influence régionale ».(d’après International Crisis Group 2010 )

D’ailleurs j’ai eu la possibilité de voir sur le terrain comment ça fonctionne le système parce que, peut temps après « l’ouverture », Kadhafi a permis la visite (évidement dirigée , accompagnée et très surveillée d’un group des journalistes internationaux,on étaient une vingtaine : britanniques, autrichiens, chinois, français et des journalistes de plusieurs pays arabes comme la Tunisie, le Maroc et le Bahreïn, entre le 27 décembre 2003 et 5 janvier 2004, par coïncidence le jour du tragique événement de Charm el Cheikh ).

J’ai participé a ce déplacement (adoptée dans la délégation française ! ) et j’ai vu de mes propres yeux le mécanisme paradoxale du fonctionnement du pays, un sorte de propagande très bizarre en mélangent la mégalomanie et le mépris, des objectifs exactes et une désordre inoubliable dans la manière d’y faire. Ce qui nous prouve qu’en Lybie les ambitions géostratégiques arrivent à embellir la réalité dans le terrain.

(la suite, dans le numéro de la revue"Géopolitique" )

   
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